P2P: le réseau illégal européen Razorback2 est coupé

Mobilité

Les forces de police suisse et belge ont fermé un serveur qui facilitait l’accès au réseau eDonkey et ont arrêté son exploitant. La MPA s’en félicite.

Haro sur Razorback2. Dans la journée du 21 février, les forces de police en Suisse et en Belgique ont procédé à des interventions afin de mettre un terme à ce réseau P2P illégal basé en Europe qui facilitait l’accès à des services comme eDonkey.

La police suisse s’est chargée d’appréhender le présumé animateur de Razorback2 et de procéder à une perquisition de son domicile. Quant aux forces de l’ordre en Belgique, elles ont saisi les serveurs d’alimentation du réseau P2P, qui étaient localisés dans un centre d’hébergement Internet situé près de Bruxelles.

“Menace pour la société”

Selon la Motion Picture Association (MPA), cette opération policière porte un coup sérieux aux réseaux P2P illégaux. “Depuis 2004, les autorités ont fermé les principaux serveurs liés à eDonkey aux Etats-Unis et maintenant en Europe”, soutient la branche internationale du club des principaux studios de cinéma.

Celui-ci n’hésite pas à qualifier Razorback2 de “menace pour la société”. “Les opérateurs de ce site eDonkey ont choisi de ne pas exercer de contrôle sur des fichiers relatifs à la pédophilie, à la manière de fabriquer des bombes et à des sessions de formation de terrorisme”, soutient la MPA.

Potentiellement un milliard de dollars perdus en Europe

Selon les membres de ce lobby audiovisuel et cinématographique, le piratage en Europe représente une perte annuelle de revenus potentiels équivalent à un milliard de dollars. Une donnée qui ne prend pas en compte le volet du piratage par Internet.

En 2004, la MPA a procédé dans la zone Europe-Moyen Orient-Afrique à des enquêtes portant sur 41 000 cas de piratage. Ce qui a entraîné 20 000 interventions policières dans le cadre de procédures légales, la saisie de 14 millions de “disques optiques” (CD, CD-Rom?) et l’ouverture de 15 800 actions en justice.

Le procès de Kazaa en Australie est relancé
Le procès en appel de Kazaa vient de redémarrer en Australie. Le service d’échanges de fichier, exploité par la société Sharman Networks, est accusé de violation de copyright. Dans un jugement rendu le 24 novembre 2005, la Cour fédérale d’Australie a ordonné à Sharman Networks d’installer des filtres ou de fermer ses portes. Du côté des producteurs de disques australiens, il ont également fait appel, estimant que la justice a été trop clémente avec Kazaa en première instance.

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