P2P : Snocap s’ouvre aux artistes indépendants

Mobilité

Présentée comme une solution de lutte contre les échanges illégaux en ligne, Snocap cherche à attirer les artistes musiciens indépendants.

Snocap annonce, aujourd’hui, l’ouverture de son service d’enregistrement pour les artistes musiciens et labels indépendants. Après inscription, ces derniers peuvent désormais s’appuyer sur la plate-forme de gestion des droits numériques pour commercialiser et diffuser en ligne leurs productions musicale.

Imaginé par Shawn Fanning, le créateur du défunt Napster version peer-to-peer (P2P) illégal, ainsi que Jordan Mendelson et Ron Conway, Snocap propose aux éditeurs de musique une interface de contrôle des diffusions et exploitations des titres musicaux et ce quel que soit le vecteur de diffusion, site marchand ou réseaux P2P. Le service, basé sur une technologie de reconnaissance d’emprunte (fingerprint), permet aux éditeurs ou ayants droits de centraliser les droits d’exploitation d’un fichier musical comme d’un catalogue entier, lesquels serviront de base de commercialisation sur tout type de plate-forme de diffusion. Dans ce cadre, Snocap apparaît comme une réponse commerciale et légale supplémentaire pour lutter contre les échanges illégaux de titres musicaux en ligne.

Universal Music, Sony Music, EMI… Plusieurs majors ont déjà signé pour protéger en ligne leur catalogue via Snocap, ainsi qu’une vingtaine de labels américains (le service est, pour le moment, uniquement limité au seul territoire américain). Aujourd’hui, Snocap ouvre donc la porte à des artistes et éditeurs indépendants qui pourront ainsi exploiter la plate-forme en ligne pour définir, une fois pour toute, les droits d’exploitation attachés à leurs titres. Et augmenter ainsi leur chance d’être légalement diffusés en ligne sans avoir à négocier les droits avec chacune des plates-formes commerciale. C’est notamment un moyen de diffuser à peu de frais des versions remixées, des sessions en direct (Live) ou inédites qui restent trop souvent dans les tiroirs faute de rentabilité face aux frais de production et distribution physiques qu’ils engagent.

Convaincre les réseaux P2P

Il n’en reste pas moins que les plates-formes de diffusion de musique en ligne, en distribution comme en P2P, doivent signer des accords avec Snocap pour profiter de son catalogue. Pour l’heure, si trois grandes maisons de disques et une poignée de label ont signé, les réseaux P2P semblent se faire prier. Et ce ne sont probablement pas les tarifs ? entre 0 et 100 dollars annuellement selon le profil agrémentés de quelques frais et autres redevances ? qui vont les effrayer. Snocap doit donc encore attirer les plates-formes d’échange pour convaincre de la légitimité de sa solution comme moyen de contrer le piratage de la musique en ligne.

MSN Music sur la voie de la musique illimitée
CNet News rapporte que Microsoft préparerait un service de streaming qui sera disponible sur son site de diffusion MSN Music (voir édition du 2 septembre 2004). Ce service, basé sur une offre forfaitaire illimitée et non plus à l’acte, permettra d’écouter autant de morceaux souhaités tant que dure l’abonnement. Il proposera notamment un partage de playlists, les listes de titres musicaux créées par les utilisateurs eux-mêmes. MSN Music viendra ainsi concurrencer les offres de Napster To Go, Rhapsody (Real Networks) et Yahoo Music… pourtant clients de Microsoft de par l’utilisation de la technologie des droits numériques associés au format audio WMA.

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