Panasonic ToughBook : dur, dur d’être une tablette

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Etudiée pour résister aux chocs physiques et thermiques, la deuxième tablette ultra-durcie de Panasonic, la ToughBook, reste dédiée aux professionnels.

La tablette ToughBook n’a pas volé son nom. Elle est solide comme un roc et constitue le nouveau fleuron de Panasonic sur le marché des tablettes ultra-durcies.

Les aficionados avaient esquissé une grimace non dissimulée, l’année passée, au moment de découvrir le ToughBook, premier du nom. Celui-ci était muni d’un simple processeur Atom dont les capacités limitées prêtaient à rire, à défaut de pleurer.

S’inspirant des défauts de son prédécesseur, le ToughBook H2 fait logiquement suite au H1. Il y ajoute une architecture bien plus puissante, toujours à base de x86, mais de catégorie i5.

Côté châssis, on ne change pas une recette qui a convaincu aussi bien les chefs de chantier que l’armée de Terre, et plus généralement tous les corps dont le métier s’exerce en territoire difficile.

Aussi, la tablette résiste aux chutes, à la poussière et aux conditions climatiques extrêmes. Elle est respectueuse de nombreux standards approuvés par les militaires.

Son prix suffit à restreindre le spectre de sa clientèle aux acteurs du monde professionnel. 3449 dollars pour le modèle dit “de base”.

A ce tarif, on ne bénéficie guère que de l’USB 2.0, d’un OS Windows 7 et du traditionnel port série, le tout d’un format conventionnel. Pas de technologie propriétaire ni de fantaisies esthétiques.

S’y adjoignent un disque dur interchangeable de 320 Go à 7200 RPM, 4 Go de mémoire vive, le Wi-Fi 802.11n et le Bluetooth 2.1.

D’une diagonale de 10 pouces, l’écran XGA n’est certainement pas le point fort de l’ensemble. Il devrait épargner cette minuscule batterie dont la durée de vie est estimée à 6 heures par le constructeur.

D’autres configurations, délivrées sur commande, pourront intégrer un module de RAM jusqu’à 8 Go. Un SSD de 128 Go pourra supplanter le disque dur d’origine.

Plus fantaisistes, l’implémentation probable de la fonction 3G / 4G, d’un GPS, d’un lecteur de codes-barres ou encore d’une caméra de 2 Mégapixels, non fournie en standard.

Une fois enfiché le lecteur d’empreintes digitales ou de cartes SmartCard à base de technologie sans contact (ces deux modules sont optionnels), l’ensemble s’alourdira rapidement, pour atteindre jusqu’à 2 kgs.

C’est lourd en comparaison avec d’autres appareils de gamme semi-durcie, comme le CL900 de Motion Computing.


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