Paris rebranche le Wi-Fi dans les bibliothèques

Mobilité

C’est reparti pour le Wi-Fi dans les quatre bibliothèques parisiennes dont les bornes avaient été débranchées. Malgré l’opposition des syndicats.

La Ville de Paris et la CFDT font fi des protestations et des inquiétudes exprimées par plusieurs syndicats (CFTC, CGT, FO, UCP, UNSA et Supap-FSU). Elles ont décidé de rebrancher les bornes Wi-Fi dans les bibliothèques parisiennes. Pour mémoire, elles avaient été désactivées dans quatre établissements de la ville il y a un an après que des salariés se soient plaints de maux de têtes dont l’origine serait les ondes électro-magnétiques émises par ces bornes.

La Ville a pris cette décision prévisible lors du comité d’hygiène et de sécurité (CHS)  de la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris en date du 7 octobre. Les organisations syndicales présentes ont toutes votées contre la réactivation des bornes Wi-Fi, à l’exception de la CFDT.

Pour prendre cette décision, la Ville de Paris s’est appuyée sur les résultats d’une étude sortis il y a un mois qui affirment que les niveaux de champ électrique sont de 80 à 400 fois inférieurs au seuil règlementaire dans les quatre bibliothèques concernées. Des informations contestées par les syndicats et les associations Agir pour l’environnement et Priartèm.

Les syndicats ne comptent pas en rester là

Les organisations syndicales (sauf la CFDT) organisent d’ores et déjà la riposte. Elles ont demandé la convocation d’un nouveau CHS comme le permet la réglementation. Certaines d’entre elles ont également déposé un recours en annulation pour excès de pouvoir devant un tribunal administratif. Elles ont aussi remis en cause la légalité du CHS de cette semaine à cause de documents et convocations arrivées hors délais.

Selon les syndicats, “la question de l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé est un débat qui dépasse largement le cadre de la municipalité [… ] et les mêmes causes produisant les mêmes effets, le rebranchement des bornes Wi-Fi devrait rendre les personnels qui souffrent d’hyper electrosensibillité de nouveau malade.”

En juillet dernier, le Conseil de Paris a voté en faveur de la mise en place d’une conférence citoyenne sur les ondes électro-magnétiques “dont les résultats sont attendus au plus tard au printemps 2009”. Les organisations syndicales par la voix de Supap-FSU dans un communiqué estiment que “le vote du CHS de la Dac discrédite de fait la tenue de cette conférence”.


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