Pas de baisse des licences UMTS en Allemagne

Mobilité

Mobilcom vient d’annoncer une perte nette de 172,8 millions d’euros pour son seul deuxième trimestre. Avec de tels résultats, la filiale de France Télécom pourrait revoir sérieusement à la baisse ses ambitions sur le marché de l’UMTS, d’autant que l’autorité de régulation allemande s’est opposée à la baisse des prix des licences.

France Télécom, dont la dette pourrait dépasser cette année les 70 milliards d’euros, risque de regarder d’un très mauvais oeil les derniers résultats de sa filiale allemande Mobilcom. La société, dont France Télécom détient 28,5 % du capital, vient d’annoncer une perte au deuxième trimestre de 172,8 millions d’euros, contre un résultat négatif de 27,9 millions un an plus tôt. MobilCom, qui compte désormais 4,9 millions de clients pour ses services de téléphonie mobile, a vu son chiffre d’affaires chuter de plus de 20 %. Avec une dette qui s’élève à 6,4 milliards d’euros, Mobilcom ne pourrait espérer qu’une chose, être racheté par France Télécom.

Si ce scénario s’avère, l’opérateur français pourrait alors revoir à la baisse ses ambitions sur le marché allemand dans le domaine de l’UMTS. MobilCom avait acquis sa licence UMTS en 2000 pour un montant de 8,4 milliards d’euros, avec le soutien de France Télécom. FT ne pourra pas compter sur un quelconque assouplissement du prix des licences allemandes. La RegTP, l’autorité de régulation des télécommunications, équivalent allemand de l’ART, refuse de réduire les coûts et d’augmenter la durée des licences UMTS comme l’a fait la France (voir édition du 17 octobre 2001). Une position qui a déjà poussé l’un des six participants, Quam, le consortium unissant Telefonica et Sonera, à se retirer de la course.

Lent développement du marché UMTS

Mobilcom a ainsi clairement exprimé son désir de s’allier avec E-Plus afin de réduire l’investissement nécessaire au déploiement d’une infrastructure 3G en Allemagne. De ce fait, on peut raisonnablement s’attendre à un report probable du lancement des offres, initialement prévues en fin d’année. L’alliance permettrait de concurrencer les deux ténors, T-Mobile (Deutsche Telekom) et Vodafone.


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