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Patrimoine numérique : Frédéric Mitterrand réclame une quote-part dans le grand emprunt national
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, souhaite qu’une enveloppe de 750 millions d’euros soit réservée à ce volet dans un contexte de tensions entre les éditeurs français et Google.
La numérisation du patrimoine national n’est pas une ligne qui apparait clairement dans les grands axes d’investissement pour le grand emprunt national.
A l’occasion de l’inauguration du Forum d’Avignon sur le thème Culture-Economie-Médias, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, va tenter de donner une impulsion dans ce sens.
Le représentant du gouvernement souhaite qu’une enveloppe de 753 millions d’euros du grand emprunt soit dédiée à la numérisation des contenus culturels français (bibliothèques, oeuvres des musées, films, archives de l’Institut national de l’audiovisuel…).
Dans le rapport Juppé-Rocard remis hier à Nicolas Sarkozy, la numérisation des contenus culturels est intégré – plutôt noyée – dans l’un des trois principaux volets IT « Développer les usages et contenus numériques innovants » (un lot de deux milliards d’euros au global).
Il faudra sans doute y aller aux forceps pour obtenir cette portion au regard des nombreuses autres problématiques IT : télétravail, télémédecine, e-santé, e-administration, e-éducation, e-justice…
Les débats vont se poursuivre, notamment avec la remise du rapport Tessier sur la numérisation du patrimoine attendue mi-décembre.
Le cas de l’offensif Google Books s’immisce toujours dans les discussions franco-françaises. L’idée d’un partenariat avec le groupe Internet pour numériser les fonds de la Bibliothèque nationale de France irrite le monde de l’édition.
Alors que Google Books a soumis le 13 novembre à la justice américaine une version remaniée d’un accord conclu les maisons d’édition et les auteurs aux Etats-Unis, le Syndicat national de l’édition (SNE) rappelle dans un communiqué de presse qu’il reste attaché au « principe essentiel du consentement préalable des auteurs et des éditeurs avant l’utilisation de leurs oeuvres ».
Le groupement des éditeurs (500 membres) « appelle Google à prendre désormais au sérieux la situation des auteurs et éditeurs étrangers au projet d’accord, et se réserve la possibilité de s’opposer à nouveau au projet actuel lors des prochaines étapes de validation par les autorités américaines ».
Un conflit d’intérêt qui déborde sur le terrain de la justice. Le groupe d’édition La Martinière, soutenu par le SNE, a initié une action judiciaire contre Google pour violation des droits d’auteur alors que des extraits de livres sous copyright se son retrouvées sur la plate-forme de Google sans le consentement des éditeurs. Une décision de justice devrait tomber avant Noël.
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Derniers commentaires
4 Responses to Patrimoine numérique : Frédéric Mitterrand réclame une quote-part dans le grand emprunt national-
Le 21 novembre 2009 à 0:15 par Calystor
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Le 22 novembre 2009 à 19:31 par Pontoisien
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Le 14 décembre 2009 à 20:50 par Jean-Marc Mercier
J’espère bien que non ! C’est plus un investissement avec ROI mais la débauche de consommation de budget qui continue à creuser le déficit abyssal
Judex ferait-il une fixation ? Le problème de l’édition et celui plus vaste encore des droits matériels et moraux liés à la création artistique sont en cause et méritent une authentique attention. Quel que soit l’orateur, si la question est pertinente et l’attention portée intelligemment, la critique se doit d’être constructive. Je sais que l’air du temps est plus porté sur le futile et le volatile voire le « pipole » mais les mœurs sexuelles ou amoureuses de tout un chacun n’empêchent en aucun cas d’être pertinent et compétent professionnellement. Je n’ai pas d’affinités personnelles avec M. Mitterrand mais en tant que ministre je ne crois pas qu’il s’acquitte plus mal de sa tâche que quiconque. Quant à l’accusation de pédophilie, attention, nous sommes bien près de la dénonciation calomnieuse car rien dans ce que nous connaissons de ses goûts ne relève des incriminations telles qu’elles sont définies dans le code pénal et qu’abusivement on attache au terme de pédophilie, à savoir : Atteinte sexuelle, Agression sexuelle et viol. Je conseille donc à Judex et à la foule indignée de rechercher dans les propos du livre de notre ministre quoi que ce soit qui permette de constituer un aveu.
Pour ce qui est de l’homosexualité, il faut bien avouer qu’elle tend à créer une profonde insatisfaction qui conduit au mal être. Ce que ce livre avoue, c’est la honte ressentie lorsqu’on cherche à résoudre cette insatisfaction. Que le corps d’un homme jeune soit plus attrayant que celui d’un homme plus âgé n’est pas choquant et que l’un ou l’autre pense que cette beauté juvénile lui apporte une réponse est illusoire, c’est aussi ce que dit ce livre que je trouve par ailleurs dérangeant. Mais je n’en suis pas l’auteur tout en comprenant que parfois l’écriture revêt une dimension expiatoire. Enfin, voilà que Judex me conduit à l’égarement. Revenons au risque numérique…
Concernant le patrimoine numérique, j’espère qu’un jour le gouvernement s’intéressera à celui de ses électeurs.
Dans cette direction, F. Mitterand sera peut être intéressé par le projet de l’association-ONG Française MNEMOSINE (http://www.mnemosine.fr). Le projet est innovant (il consiste à développer un système reposant sur la déclaration universelle des droits numériques de l’homme), centré sur l’individu, et qui inclue des standards éthiques et démocratiques.