Paylib : le paiement mobile passe au sans contact en boutique

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L’app de paiement mobile Paylib vise les transactions en magasin via les TPE sans contact. D’autres services sont explorés, a-t-on appris lors du MMA Forum.

Paylib multiplie les pistes pour tenter de s’imposer dans le paiement mobile en France. Sur fond de développement en mode consortium bancaire (5 groupes dont BNP Paribas, La Banque Postale et Société Générale), la solution mobile revendique 600 000 membres inscrits en trois ans d’exploitation et 1600 marchands membres. C’est encore faible en termes d’adhésion et de volumes de transactions malgré « une croissance à deux chiffres ».

Selon Les Echos, Paylib tente d’avancer par le biais du commerce physique. Sur le premier trimestre 2017, les mobinautes équipés d’un smartphone Android intégrant un composant NFC pourront exploiter la solution de paiement pour régler leurs achats dans 470 000 commerces répartis sur le territoire métropolitain (à condition qu’ils soient équipés de terminaux de paiement sans contact).

Des tests dans ce sens ont démarré courant décembre auprès de plusieurs milliers de clients. Mais ils évoluent plus ou moins rapidement en fonction des groupes bancaires participants et les réseaux de paiement électronique partenaires : Visa, MasterCard et bientôt le Groupement des Cartes Bancaires CB.

Dans la limite de 300 euros d’achat, il suffit d’approcher son smartphone du TPE. Au-delà de ce palier, il faudra recourir à un code d’authentification. Pour ce pilote, il faudra se contenter d’une version pour les terminaux Android pour l’instant, faute d’un accès au composant NFC « fermé » du côté d’iOS (iPhone).

Prochainement du P2P avec Paylib

Invité au Mobile Marketing Forum organisé à Paris le 1er décembre, Christophe Van Cauwenberghe, Secrétaire général de Paylib (et Responsable innovation paiements et programme innovation FINTECH de la Société Générale), avait déjà évoqué ce sujet et fourni des précisions sur les projets du consortium bancaire autour de cette solution de paiement mobile.

« Le mobile, c’est le couteau suisse. Et le paiement est au cœur de la stratégie », avait-il déclaré en insistant sur la diffusion multi-canal de Paylib et les moyens de sécurisation des transactions réalisées par son intermédiaire.

Au-delà du commerce physique,  Paylib creuse d’autres pistes comme le paiement P2P c’est-à-dire de particulier à particulier. Les membres auront juste besoin de fournir leurs numéros de téléphone pour boucler le virement.

La solution sera aussi ouverte aux non-membres Paylib mais, dans ce cas, il faudra recourir à un IBAN (numéro international de compte bancaire) pour l’authentification.

D’autres projets sont en cours de développement, dont l’usage d’un chatbot en mode in-app et une fonction « one-click » pour accélérer le process d’achat, a précisé Christophe Van Cauwenberghe lors de son intervention.

Dans le segment du paiement mobile, la bataille entre plateformes fait rage et il est difficile de savoir quels acteurs vont s’imposer (des historiques comme PayPal ou des nouveaux comme Lydia, également présents à la table ronde avec le représentant de Paylib).

Il reste encore une véritable impulsion de l’ensemble des groupes bancaires français pour faire décoller Paylib. Le réseau de distribution va s’élargir avec le Crédit Mutuel CIC qui devrait rejoindre le consortium dans le courant de l’année (sachant que Crédit Mutuel Arkea est déjà membre).

Mais gare au précipice : Paylib pourrait finir comme Buyster, une initiative de paiement électronique à la PayPal qui avait été enclenchée par des opérateurs mobiles en 2011 mais qui avait été abandonnée trois ans plus tard faute d’avoir atteint une masse critique.


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