Peer-to-peer : LimeWire poursuivi en justice par les majors

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Universal Music, Sony BMG, EMI et Warner Music s’attaquent à la société
éditrice du logiciel de téléchargement LimeWire.

Des labels américains appartenant aux majors Universal Music, Sony BMG, EMI et Warner Music ont décidé de poursuivre LimeWire LLC, la société éditrice du logiciel de téléchargement en peer-to-peer (P2P) LimeWire. Ce logiciel permet aux utilisateurs de télécharger gratuitement de la musique sur Internet. Des poursuites du même genre avaient déjà étaient engagées contre Napster, Kazaa ou Audiogalaxy. Cette fois, les labels réclament 150 000 dollars de dommages et intérêts pour chaque chanson dont le téléchargement a “enfreint délibérément” le droit d’auteur.

En septembre dernier, Lime Group, la maison mère de LimeWire, avait reçu, comme d’autres éditeurs de logiciels peer-to-peer, une lettre de la RIAA (Recording Industry Association of America), l’association américaine de l’industrie phonographique, la mettant en demeure de régulariser les échanges sur LimeWire. “Malgré les nombreux efforts pour dialoguer avec LimeWire, les éditeurs du site n’ont pas montré un intérêt suffisant pour développer un modèle légal“, indiquait la lettre.

L’industrie du disque poursuit ainsi son combat contre le piratage de musique sur Internet. En juin 2005, la Cour suprême américaine avait rendu un arrêt stipulant que toute société proposant des téléchargements illégaux se rendait responsable et complice de violation de la propriété artistique et intellectuelle (voir édition du 27 juin 2005). Récemment, Kazaa, autre système de téléchargement en peer-to-peer, a accepté de payer quelques 100 millions de dollars d’amende et s’est engagé à devenir une plate-forme légale de téléchargement de fichiers sur Internet.


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