Periscope : le co-fondateur satisfait du bond de l’app video live en France

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De passage à Paris, Kayvon Beykpour, qui a co-créé Periscope (acquis par Twitter), commente l’enthousiasme associé au live streaming video par smartphone.

Incontestablement, Periscope suscite un certain engouement en France.

De passage à Paris, Kayvon Beykpour, co-fondateur et CEO de l’application de live vidéo acquise il y a un an par Twitter (montant 86,6 millions de dollars), le confirme mais sans apporter d’indicateurs précis.

Les polémiques liées à son usage mal contrôlé ont permis de développer sa notoriété : on pense au joueur du PSG Serge Aurier qui a insulté son coach Laurent Blanc et certains de ses co-équipiers. Mais aussi aux turpitudes par médias sociaux interposés rencontrées par le Président de la République François Hollande lors d’une récente visite dans les locaux de Showroomprivé.com.

« Depuis quatre semaines, l’usage bondit ici », précise Kayvon Beykpour dans Les Echos. Periscope recense 10 millions de comptes utilisateurs dans le monde (pointage remontant à août 2015) Mais depuis, on reste dans le flou.

Selon le classement App Annie, l’application de vidéo en direct arrive en troisième position dans la catégorie iOS et sixième sur le Google Play Store en termes de téléchargements pour la France.

Kayvon Beykpour considère que son équipe de 27 personnes (installée à San Francisco) garde un esprit start-up au sein de Twitter.

Dans une interview accordée au Parisien, l’entrepreneur de 28 ans va plus loin en évoquant un « service le plus proche possible de la téléportation ». Pour éviter les dérives liées à la diffusion immédiate par streaming, il évoque la responsabilité des utilisateurs et la prise de conscience des capacités de l’app.

Periscope va-t-elle animer la prochaine campagne présidentielle en France comme c’est le cas aux Etats-Unis ? « Tous les candidats américains à la Maison blanche ont un compte. Ils l’utilisent lors des débats, pendant les meetings et lors de leurs soirées de levée de fonds. Cela leur permet de partager les coulisses de leurs campagnes », constate Kayvon Beykpour.

Le co-fondateur de Periscope évoque aussi la question des risques de parasitisme de l’app vis-à-vis des droits de diffusion des événements sportifs. Lors des matches de foot de haut niveau par exemple ou du tournoi de tennis de Roland Garros par exemple (nous avions évoqué ce sujet avec le journaliste sportif Nelson Monfort).

Dans Le Parisien, Kayvon Beykpour admet que le phénomène existe et il inquiète les diffuseurs TV qui paient cher des exclusivités pour acquérir des droits d’exploitation des images.

« Nous avons des consignes strictes pour retirer [les vidéos captées via Periscope sur des lieux de rencontres sportives populaires, ndlr] rapidement. Donc ce n’est pas une menace. » Le débat est loin d’être clos.

En bonus, Kayvon Beykpour vous propose une session Periscope autour du « Centre Pompidue » en plein cœur de Paris.


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