Petites annonces : Vivastreet accusé de proxénétisme sur mineure

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Le portail de petites annonces Vivastreet fait l’objet d’une plainte pour proxénétisme sur mineure. Un canal d’incitation à la prostitution régulièrement pointé du doigt.

Les flyers pour des présumés massages inondent non seulement les parebrises des véhicules de Paris mais aussi Internet.

Le site de petites annonces Vivastreet fait l’objet d’une plainte émanant de parents d’une mineure qui exploite cette plateforme pour proposer ce type de prestations qui correspond fréquemment à des pratiques déguisées de prostitution.

Selon France Inter, une jeune fille de 15 ans a posté une annonce sur une rubrique pour « adultes » de la plateforme de petites annonces en se présentant comme une masseuse ayant dépassé l’âge de la majorité.

Ses parents sont inquiets car ils ont peu de nouvelle de leur fille depuis plusieurs mois. Ils ont porté plainte contre la société d’exploitation du service en ligne Vivastreet pour proxénétisme sur mineure.

Parapluie juridique

Anne Alcaraz, avocate de la société Internet visée par la plainte, rappelle le statut de plateforme d’hébergement Web en tant qu’intermédiaire technique (intégré dans la loi sur la Confiance dans l’économie numérique de 2004). A priori, sous ce parapluie juridique, Vivastreet n’est pas responsable du contenu diffusé par ses membres.

Néanmoins, en guise d’effort de modération, l’équipe a mis en place un système de filtrage des annonces avant publication, selon l’avocate.

Le portail de PA a pris aussi quelques précautions dans la gestion de son espace « rencontres » : l’internaute doit confirmer « d’avoir au moins 18 ans » et qu’il comprend « la teneur potentiellement choquante des annonces placées pour Adultes ». Mais c’est une barrière d’avertissement facile à franchir.

Lancé en 2004 par l’entrepreneur Yannick Pons, Vivastreet a suivi le modèle américain du pionnier Craigslist sur un positionnement d’intermédiaire pour la diffusion de petites annonces (généralement gratuites) multi-services et produits.  En France, il est présenté comme le challenger sur ce segment derrière le portail Leboncoin.

Vivastreet et Craigslist sont régulièrement mis en cause pour incitation au proxénétisme à travers des offres de prestation suspectes voire explicites. Encore en septembre dernier, 20 Minutes a diffusé un article intitulé : « Landes: Elle se prostituait grâce à Vivastreet pour rembourser les dettes« .

De son côté, Leboncoin semble mettre un point d’honneur à bannir les espaces « rencontres » et services chauds en tous genres.

C’est un problème régulièrement rencontré sur les sites de petites annonces. En prenant récemment position sur ce segment aux Etats-Unis, Facebook Marketplace n’a pas échappé à cette dérive dès son démarrage.

 


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