Philips donne du relief aux écrans plats

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Philips développe actuellement une technologie permettant de visionner sur un écran plat LCD des images en trois dimensions. Pour ce faire, il suffit de rajouter un film plastique sur l’écran et que les applications soient optimisées au moyen d’un procédé logiciel.

Le constructeur néerlandais Philips met actuellement la dernière main à une technologie d’affichage tridimensionnel. Particularité de cette technique, elle permet d’obtenir du relief sur un écran plat LCD à matrice active, sans que l’on ait besoin de porter des lunettes spéciales pour percevoir l’effet de profondeur. En effet, le procédé Auto Stereoscopic 3D-LCD optimise des images provenant de jeux, de films ou même d’applications pour qu’elles apparaissent ensuite en 3D sur un écran LCD. Pas besoin d’acquérir un écran spécifique, du moment que le votre utilise la technologie LCD-TFT et qu’il lui a été rajouté une fine couche ondulée de plastique. Un peu comme une tôle ondulée transparente, cette couche est constituée de cylindres focalisants qui servent à élargir l’angle de vue de chaque pixel. Comme le faisceau lumineux d’une lampe de poche. En plus clair, même si on se trouve de côté par rapport à l’écran, l’image sera toujours visible et le relief apparent.

Pour obtenir le relief, les ingénieurs de Philips partent d’une image en 2D, qu’ils passent ensuite dans une moulinette logicielle, appelée Octopus Multiview Editor. Ce programme, livré dans le kit de développement 3D-LCD, dédouble l’image de la même façon que les procédés 3D dits stéréoscopique. Une image pour l’oeil droit, une autre pour le gauche, le cerveau se chargeant de faire la synthèse des deux, elles ne forment ainsi plus qu’une seule et même image tridimensionnelle. Le procédé dans sa conception est identique à celui utilisé avec les lunettes 3D excepté le fait qu’avec cette technologie nul besoin de revêtir une prothèse oculaire, celle ci se trouvant déjà sur l’écran. Le procédé 3D-LCD fonctionne avec n’importe quel écran LCD à matrice active, même ceux des portables. En revanche, la structure des écrans à matrice passive (DSTN) ne permet pas de reproduire des images en 3D.

Le seul inconvénient, parce qu’il y en a tout de même un, c’est que la résolution des images pâtit quelques peu du procédé. En effet, ainsi que l’explique Philips, la couche lenticulaire reproduit le principe des cartes postales animées de notre enfance qui affichent une image différente selon l’angle sous lequel on les regarde. L’écran affiche donc en même temps l’image pour l’oeil droit et celle pour l’oeil gauche, mais le nombre de pixels disponibles n’est pas infini. Résultat, un écran capable d’afficher une image 2D en 1024 par 768, n’offrira plus qu’une résolution maximum de 438 sur 256 en trois dimensions.

Chez Philips, on imagine une multitude de débouchés pour cette technologie. Applications médicales, type chirurgie de précision, CAO et dessin industriel, mais aussi jeux vidéo ou films, la technologie peut être appliquée à de nombreux champs d’activité. Philips propose à des partenaires OEM de licencier le procédé 3D-LCD, leur fournissant un kit de développement comprenant un écran LCD 14,1 pouces avec la lentille dessus, un PC cadencé à 266 MHz et les logiciels permettant d’optimiser les images.

Pour en savoir plus :

la présentation du procédé 3D-LCD


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