Piratage : l’industrie du logiciel estime ses pertes à 31 milliards d’euros

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Le bilan 2007 de la Business Software Alliance souligne l’essor du piratage de logiciels dans les pays émergents. Tandis que la France fait un effort.

L’industrie des logiciels estime avoir perdu l’équivalent de 48 milliards de dollars (31 milliards d’euros) à cause du piratage, selon le dernier rapport de la Business Software Alliance, une association de défense des droits des développeurs de logiciels propriétaires.

Malgré une baisse constatée dans 67 des 108 pays étudiés, le piratage poursuit son essor. “Dans de nombreux pays émergents, les ventes de PC connaissent un boom, mais les ventes légales des logiciels qui vont avec ne suivent pas”, Robert Holleyman, Président de l’association anti-piratage des éditeurs de logiciels

L’étude explique notamment que près de la moitié des ventes de PC ont lieu dans des marchés émergents comme la Chine, la Russie, le Brésil ou l’Inde, mais seulement on recense uniquement une hausse de 17% des ventes de logiciels sur ces marchés. Les cinq plus mauvais élèves sont l’Arménie, le Bangladesh, l’Azerbaïdjan, la Moldavie et le Zimbabwe. Les Etats-Unis, le Luxembourg, la Nouvelle-Zélande, le Japon et l’Autriche sont les pays dont le taux de piratage de logiciels est le moins élevé.

Baisse du piratage des logiciels en France

L’essor du piratage dans les pays émergents et la chute vertigineuse du dollar font passer le taux de piratage à l’échelle mondiale à 38% en 2007. C’est une hausse de 3 points par rapport à l’année précédente.

En Europe, le Royaume-Uni et l’Allemagne se distinguent par le faible taux de piratage de logiciels. L’Italie et la Grèce figurent, eux, en tête de liste des pays-pirates en la matière.

La France a suivi la baisse générale constatée dans la plupart des pays européens, même si elle reste au-dessus de la moyenne mondiale, avec un taux de piratage estimé à 42%. Le manque à gagner subi par l’industrie du logiciel à cause du piratage des logiciels en France a diminué de près de 51,5 millions d’euros (75 millions de dollars) en 2007.

Natacha Jollet-David, porte-parole de BSA France, a déclaré que son association poursuivrait ses opérations autour de la conformité logicielle, tant sur le plan de la sensibilisation que sur le plan des contrôles visant à faire respecter la loi.


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