Piratage de logiciels : la France reste un vilain petit canard

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Selon une étude BSA, 39% des logiciels installés sur les ordinateurs en France étaient piratés en 2010, correspondant à une valeur commerciale de 1,9 milliard d’euros, le “record” dans l’Union européenne.

Selon le dernier rapport de la Business Software Alliance (BSA), le taux moyen de piratage de logiciels pour ordinateurs a atteint les 42% dans le monde en 2010, soit un léger recul de 1 point par rapport à 2009.

BSA estime que le nombre de logiciels installés illégalement a atteint l’année dernière une valeur commerciale de 59 milliards de dollars, et que la valeur des logiciels achetés légalement a culminé à 95 milliards de dollars. Ce qui représente un sérieux manque à gagner pour les éditeurs…

L’Europe de l’Est et centrale ainsi que l’Amérique du Sud sont les régions où le taux de piratage est le plus élevé (64%), avant l’Asie-pacifique (60%).

Fait appréciable : le taux de piratage dans l’Union européenne passe sous la moyenne mondiale, à 35%, contre 33% pour l’Europe de l’Ouest et 21% pour l’Amérique du Nord.

Toutefois, au sein de l’UE, la France recense un taux moyen de piratage de logiciels évalué à 39% des softwares installés en 2010, note BSA, soit une valeur estimée à 1,9 milliard d’euros contre près de 9 milliards d’euros en Europe. Elle arrive ainsi première des 27 pays de l’Union européenne en matière de valeur marchande des logiciels piratés.

Fort de ce constat, la Business Software Alliance souligne que, paradoxalement, les dires et les pratiques des Français ne concordent pas.

Ainsi, 68% des Français interrogés se disent favorables à la rémunération des auteurs pour leurs créations. Ils prennent également davantage conscience des dangers d’utiliser un logiciel piraté : malwares, botnets, virus peuvent débarquer sur l’ordinateur utilisant une copie illicite, et soulignent que les logiciels installés légalement sont plus fiables.

“Clairement, la valeur apportée par les logiciels licites est très bien perçue”, note Jean-Sébastien Mariez, porte-parole de BSA. “Ces résultats confirment qu’il faut faire comprendre aux utilisateurs que les logiciels téléchargés depuis des réseaux P2P sont souvent illicites, et qu’installer sur plusieurs ordinateur chez soi ou au bureau des logiciels achetés pour une seule machine relève du piratage”.


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