Piratage de logiciels : un sérieux manque à gagner pour l’Etat ?

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Selon une étude menée par la BSA et IDC, le recul du piratage de logiciels en France pourrait permettre à l’Etat d’engranger des recettes fiscales de l’ordre de 2,4 milliards d’euros d’ici 2013.

Selon la dernière étude sur le piratage informatique et les avantages économiques qui découleraient de sa répression, menée par la Business Software Alliance (BSA) et le cabinet d’analyses IDC, le piratage de logiciels en France représenterait un sérieux manque à gagner pour l’Etat.

L’association BSA*, qui veille notamment à la légalité des licences en entreprise, révèle ainsi dans son rapport qu’une baisse de 10 points du taux de piratage de logiciels en France, qui s’élève aujourd’hui à 40%, permettrait de créer quelques 14 599 emplois “dans le secteur des technologies de pointe”, d’ici à 2013.

Le piratage de logiciels par les particuliers, mais aussi par les entreprises, serait donc un sérieux frein à l’emploi.

Mais ce n’est pas tout : un recul significatif du piratage informatique permettrait aussi de renflouer les caisses de l’Etat… Selon l’étude de la BSA et d’IDC , cette baisse aurait pour conséquence  de permettre l’injection de 6,48 milliards d’euros dans l’économie, soit un gain pour l’Etat de l’ordre de 2,4 milliards d’euros en termes de recettes fiscales, d’ici quatre ans.

L’association Business Software Alliance met en avant sa cause en enfonçant le clou. Elle estime ainsi que plus le piratage de logiciels recule rapidement, plus les bénéfices économiques s’en feraient vite ressentir.

Ainsi, si le piratage informatique pouvait reculer de 10 point en deux ans, “l’activité économique de la France et se recettes fiscales augmenteraient de pas moins de 37% “. Rien de moins…

“La lutte contre la contrefaçon et la réduction du piratage de logiciels offrent une occasion de stimuler l’économie au moment où elle en a réellement besoin”, ne manque pas de rappeler au passage Jean-Sébastien Mariez, le porte-parole de la BSA en France. “La contrefaçon apparaît sans équivoque comme un accélérateur de crise, synonyme de pertes de marché pour l’écosystème logiciel, de pertes d’emplois et de pertes de recettes fiscales”.

*L’association Business Software Allinace compte parmi ses membres des poids lourds de la high-tech comme Apple, Adobe, AVG, CA, Cisco, Dell, HP, IBM, Intel, Kaspersky, McAfee, Microsoft, SAP, Sybase ou encore Symantec.


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