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Piratage : une perte de 1,2 milliard d’euros pour l’industrie de la musique et du cinéma

Selon une étude de deux cabinets conseil, ce préjudice financier correspond à 5000 emplois directs supprimés en 2007 sur le marché français.

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C’est la bataille des chiffres pour mesurer le piratage en ligne. Pour la première fois, une étude tente de chiffrer les pertes liées au piratage en ligne en fonction des secteurs d’activité (musique, cinéma, télévision…) et son impact sur l’emploi. Elle a été menée par Equancy et co. (”communication et stratégie corporate”) et Tera Consultants (”expertise de conseil économique et stratégique”).

Jusqu’ici, on mettait en avant le chiffre d’un milliard de téléchargements en France sur l’année 2005. Des données initialement publiées par GfK France mais exploitées à tort et à travers, notamment par le gouvernement.

Selon cette étude commune des deux cabinets conseil, le piratage d’oeuvres sur Internet a constitué une perte de revenus de 1,2 milliard d’euros en 2007 en France. Ce qui correspondrait à 5000 emplois directs supprimés (le double si l’on compte les dégâts collatéraux).

Le secteur le plus affecté serait le cinéma (perte de recettes de 605 millions d’euros, 2400 emplois perdus) puis la musique (369 millions d’euros en 2007, 1600 emplois). On a tendance à l’oublier mais le livre souffrirait également du piratage en ligne : 147 millions d’euros, soit 750 emplois directs en moins. Notons que le piratage des logiciels et des jeux vidéo n’a pas été pris en compte dans cette étude.

Un état des lieux alarmiste qui ne va pas manquer de faire du bruit dans le cadre de l’examen du projet de loi “Création et Internet” qui comporte un volet anti-piratage. Le 30 octobre, les sénateurs ont adopté le texte en première lecture. Dans le cadre d’une procédure d’examen en urgence (une seule lecture par chambre), il devrait passer devant l’Assemblée nationale en début d’année prochaine.

Vision trouble et segmentée à l’international

Au niveau international, on ne dispose pas d’éléments aussi précis avec des données réactualisées. Ainsi, la Motion Picture Association of America, la fédération des studios de Hollywood, évoque sur son site Internet une perte de 2,3 milliards de dollars dûe au piratage d’oeuvres cinématographiques sur Internet en 2005.

Sur la même année, l’International Federation of Phonographic Industry (IFPI), un organisme international chargé de faire respecter les droits de l’industrie du disque, évaluait à 20 milliards le nombre de titres de musique téléchargés illégalement sur dix marchés-clés (Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni…).

A lire également sur Vnunet.fr : dossier spécial : lutte anti-piratage : avis de tempête

Forum Vnunet.fr : Projet de loi “Créations et Internet” : quels enjeux ?

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8 commentaires

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  1. Nous sommes tous coupables d’utiliser Internet !

    A propos, les plaignants, sont-ils exempts de tous reproches ? Leurs ordinateurs sont-ils exempts de produits issus du piratage (logiciels, musique, vidéos, etc. ; pour rappel, installer un logiciel sur plus de postes que ne le prévoit la licence pourtant légalement acquise est, d’après les lois actuelles en vigueur dans moultes pays, un acte de piratage) ? Evidemment, non. Sinon, ils tourneraient tous sous Linux… Et ce n’est pas le cas, puisque cet OS est banni de leurs pensées si créatrices de DRM, de lois répressives, de brevets, de verrous.

    Bon, à quand VNUNet payant et verrouillé de DRM, de brevets et de copyrights ? Parce que tant qu’on y est, ‘faudrait vous y mettre les gars. Il me semble que vous avez bien trop de lecteurs…

  2. Il ne faut pas confondre évaluation du piratage par une étude demandée par l’industrie en question et manque à gagner et perte d’emplois directs ou indirects. Si le piratage était inexistant ce n’est pas pour autant que le chiffre d’affaires de l’industrie du spectacle augmenterait selon le principe des vases communicants. Toute étude et commentaire est faite pour démontrer ce que l’on le lui a demandé. Je dis donc que ce qui est dit est faux et n’a d’autre but que de justifier la loi hadopi.

  3. J’aurais dit 100 milliards, au moins. A vue de nez (fois douze).

  4. Derrière ces études se cache la voracité des majors, mais voyons les choses sur un plan juridique :

    1. Quelle différence y a t

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  1. Derrière ces études se cache la voracité des majors, mais voyons les choses sur un plan juridique :

    1. Quelle différence y a t

  2. voici la riposte graduée des enfoiré

    http://www.youtube.com/watch?v=r0acgG-mER8és :

  3. C’est pas un peu facile de dire que les majors en ont profité un maximum pendant des années. Est-ce que cela justifie ce téléchargement à outrance ?

    Les majors c’est comme les grandes entreprises, on les prend toujours en exemple pour stigmatiser les abus.

    Le problème, c’est qu’il n’y a pas que des majors et des grandes entreprises, il y a surtout des indépendants et eux ils trinquent, sans parler de la plupart des artistes qui survivent.

    Mais il vaut mieux éviter d’en parler car cela pourrait nous poser un problème de conscience.

    David le 14/11/2008

  4. Cette industrie perçoit une dime sur toutes les ventes de support de stockage numerique

    Vous prenez des photos avec un appareil numerique, vous avez payé une redevance sur la carte memoire

    Vous tranferez ces photos sur un disque dur, vous avez payé une redevance sur ce disque dur

    Vous faites une copie de sauvegarde sur CDRom, vous avez payé une redevance sur les CD vierges

    Vous telephonez avec votre mobile derniere generation, vous avez payé une redevance sur le mobile multimedia

    Vous écoutez de la musique avec un lecteur MP3, vous avez payé une redevance sur le lecteur MP3

    Pas mal pour une industrie qui ne cree aucun emploi !

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