Pour s’approprier des contenus numériques, le piratage est considéré par de nombreux internautes comme une “alternative plus pratique” que les canaux légaux, selon une étude du cabinet londonien d’avocats Olswang spécialisé dans le droit des affaires.
Cette enquête récente, intitulée Convergence Consumer Survey, porte sur la croissance et les moteurs de la convergence des médias. Elle souligne l’un des principaux freins au développement du marché légal des contenus numériques : de nombreuses personnes sondées considèrent que les documents piratés sont entourés de moins de restrictions d’usage, plus rapide et plus simple d’accès que les fichiers légaux.
“Il est évident que je préférerais utiliser des services légaux, mais aucun d’entre eux ne peut actuellement rivaliser avec les services illégaux”, a déclaré une personne sondée. “Le risque de se faire prendre est tellement minime qu’il est presque inexistant.”
Autre facteur déterminant pour le choix des internautes : le passage à l’acte d’achat. Plus de 70% des participants à l’enquête seraient probablement plus enclins à regarder la télévision en ligne s’ils pouvaient l’obtenir gratuitement et sans publicité…
Dans de nombreux cas, la ligne a déjà été franchie dans ce sens. “Je ne ressens pas le besoin de payer pour du contenu : tout ce que je souhaiterais regarder ou écouter, du foot en direct ou des films, est déjà disponible en un clic de souris”, a affirmé un participant.
Ceux qui ont admis pirater du contenu ont rejeté en bloc la dimension de paiement à l’acte de manière direct ou indirecte. Une proportion non négligeable de personnes sondées seraient plus enclins à acquérir du contenu légal, moyennant un abonnement forfaitaire.
Un accès facile et des productions récente via les sites BitTorrent
“J’irais chercher le contenu désiré sur les sites BitTorrent que j’ai l’habitude de visiter. Parce qu’ils disposent toujours du contenu que je recherche. S’il s’agit de films de la BBC, j’irais toutefois chercher sur iPlayer en priorité”, ajoute un participant. Une autre manière de mettre en avant l’aspect de la facilité d’accès.
Certains utilisateurs ont également mentionné une autre raison qui les poussent à se tourner vers le téléchargement illégal : ils peuvent regarder des films très peu de temps après leur sortie au cinéma.
Même si une proportion de personnes se montre déçue par le piratage de films à cause de la longueur du téléchargement, des problèmes de qualité et de la supposée difficulté de transférer un film téléchargé d’un PC vers un autre appareil (un baladeur vidéo par exemple).
Des expériences désagrables qui inciteraient plutôt une partie des personnes sondées à revenir au cinéma ou opter pour un visionnage DVD. “Je vais voir des films en salle. J’en ai téléchargé quelques-uns via Internet, mais le contenu n’était pas d’aussi bonne qualité et je n’ai donc pas l’intention de continuer”, a confié un autre participant.
Eduquer les internautes vis-à-vis des effets pervers du piratage
Toujours selon l’enquête d’Olswang, le téléchargement de musique est très sollicité. Environ 14% des participants affirment télécharger de la musique sur des sites légitimes au moins une fois par semaine, et 10% admettent se procurer de la musique à partir de sites illégaux au moins une fois par semaine.
Sur la totalité des personnes sondées, 10% déclarent télécharger de la musique ou l’écouter en streaming illégalement, 7% ont dit la même chose pour les films et séries TV et 4% pour les jeux vidéo.
Olswang en a conclu que les organisations comme le British Phonographic Institute (l’équivalent du Snep en France), très impliquées dans la lutte contre le piratage, doivent continuer à éduquer les gens sur les effets pervers du piratage. Quitte à sanctionner ceux qui n’ont pas de scrupules à pirater et qui ne craignent pas de se faire prendre.
Pour s’approprier des contenus numériques, le piratage est considéré par de nombreux internautes comme une “alternative plus pratique” que les canaux légaux, selon une étude du cabinet londonien d’avocats Olswang spécialisé dans le droit des affaires.
Cette enquête récente, intitulée Convergence Consumer Survey, porte sur la croissance et les moteurs de la convergence des médias. Elle souligne l’un des principaux freins au développement du marché légal des contenus numériques : de nombreuses personnes sondées considèrent que les documents piratés sont entourés de moins de restrictions d’usage, plus rapide et plus simple d’accès que les fichiers légaux.
“Il est évident que je préférerais utiliser des services légaux, mais aucun d’entre eux ne peut actuellement rivaliser avec les services illégaux”, a déclaré une personne sondée. “Le risque de se faire prendre est tellement minime qu’il est presque inexistant.”
Autre facteur déterminant pour le choix des internautes : le passage à l’acte d’achat. Plus de 70% des participants à l’enquête seraient probablement plus enclins à regarder la télévision en ligne s’ils pouvaient l’obtenir gratuitement et sans publicité…
Dans de nombreux cas, la ligne a déjà été franchie dans ce sens. “Je ne ressens pas le besoin de payer pour du contenu : tout ce que je souhaiterais regarder ou écouter, du foot en direct ou des films, est déjà disponible en un clic de souris”, a affirmé un participant.
Ceux qui ont admis pirater du contenu ont rejeté en bloc la dimension de paiement à l’acte de manière direct ou indirecte. Une proportion non négligeable de personnes sondées seraient plus enclins à acquérir du contenu légal, moyennant un abonnement forfaitaire.
Un accès facile et des productions récente via les sites BitTorrent
“J’irais chercher le contenu désiré sur les sites BitTorrent que j’ai l’habitude de visiter. Parce qu’ils disposent toujours du contenu que je recherche. S’il s’agit de films de la BBC, j’irais toutefois chercher sur iPlayer en priorité”, ajoute un participant. Une autre manière de mettre en avant l’aspect de la facilité d’accès.
Certains utilisateurs ont également mentionné une autre raison qui les poussent à se tourner vers le téléchargement illégal : ils peuvent regarder des films très peu de temps après leur sortie au cinéma.
Même si une proportion de personnes se montre déçue par le piratage de films à cause de la longueur du téléchargement, des problèmes de qualité et de la supposée difficulté de transférer un film téléchargé d’un PC vers un autre appareil (un baladeur vidéo par exemple).
Des expériences désagrables qui inciteraient plutôt une partie des personnes sondées à revenir au cinéma ou opter pour un visionnage DVD. “Je vais voir des films en salle. J’en ai téléchargé quelques-uns via Internet, mais le contenu n’était pas d’aussi bonne qualité et je n’ai donc pas l’intention de continuer”, a confié un autre participant.
Eduquer les internautes vis-à-vis des effets pervers du piratage
Toujours selon l’enquête d’Olswang, le téléchargement de musique est très sollicité. Environ 14% des participants affirment télécharger de la musique sur des sites légitimes au moins une fois par semaine, et 10% admettent se procurer de la musique à partir de sites illégaux au moins une fois par semaine.
Sur la totalité des personnes sondées, 10% déclarent télécharger de la musique ou l’écouter en streaming illégalement, 7% ont dit la même chose pour les films et séries TV et 4% pour les jeux vidéo.
Olswang en a conclu que les organisations comme le British Phonographic Institute (l’équivalent du Snep en France), très impliquées dans la lutte contre le piratage, doivent continuer à éduquer les gens sur les effets pervers du piratage. Quitte à sanctionner ceux qui n’ont pas de scrupules à pirater et qui ne craignent pas de se faire prendre.
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3 commentaires
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Cela m’est arrivé récemment : un logiciel acheté en boîte cafouillait avec sa clé “normale”.
Je l’ai trouvé sans difficulté en version craquée, le fonctionnement a été immédiat, sans parcours du combattant, sans procédure d’activation, et je l’ai utilisé la conscience tranquille pendant plus d’un an.
Je confirme : les pirates savent faire des sites plus ergonomiques et des logiciels faciles à installer, embauchez-les !
Posté par : Jean-Marie MALBY, le 18 novembre 2008 à 17:29Qu’est ce qui faut pas entendre comme bêtises !
Oui le P2P c’est plus simple pour se chopper des virus après avoir réussi à trouver un son de bonnes qualités et surtout pas erronés. Parce que des “Partenaire Particulier” au nom d’Indochine, ou encore “A Cause Des Garçons” de Lio c’est pathétique.
Posté par : Kazkae, le 19 novembre 2008 à 13:03Publicité
ça fait très longtemps que le constat est le même, sur fond de traigicomédie persistante : l’industrie geint, pleure et menace, mais ne fait rien ou si peu pour proposer une offre qui plaise réellement et puisse convaincre.
cette étude et votre billet me rappelle cet article de medialoper.com, daté du 23 cot. 2006 : Five Lessons The Music Industry Can Learn From AllofMP3 ( http://www.medialoper.com/hot-topics/music/five-things-the-music-industry-could-learn-from-allofmp3/ )
sans parler de la proposition faite par Zappa à l’industrie, sérieuse, avec cabinet de venture capital etc., d’un système de vente électronique, au morceau ou à l’album, moyen notamment de faire vivre le fond, etc.. en … 87 ! (cf. son auto-biographie)
si longtemps qu’ils ne font rien… et se plaignent…
Posté par : bituur esztreym, le 28 novembre 2008 à 21:51Ajoutez un commentaire