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Les pirates d’e-books fréquentent aussi les librairies

Selon une étude réalisée par le laboratoire ElabZ du MOTif, les pirates d’e-books, gros lecteurs de versions papier, déplorent la pauvreté des catalogues des librairies numériques et des prix trop élevés.

Si la loi Hadopi fait beaucoup parler du piratage de contenus vidéos et musicaux, le téléchargement illégal d’e-books est encore peu abordé.

Pour mettre en lumière cette nouvelle pratique, le MOTif, l’Observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France, via ElabZ, son laboratoire sur le livre numérique, vient de publier une étude sur le piratage des ouvrages numériques en France, en interrogeant une trentaine de ces pirates.


Le MOTif souligne ainsi que les plus gros pirates d’e-books sont aussi ceux qui lisent le plus de livres papier. Agés en moyenne de 29 ans, ces pirates avides de livres numériques exigent aussi la qualité.

Car ces pirates d’un nouveau genre ne téléchargeraient pas des e-books par facilité ou pour des raisons uniquement économiques.

Selon l’étude ElabZ, ces cyber-lecteurs justifieraient leurs pratiques en soulignant que le piratage est avant tout un moyen pour eux de trouver des livres au format numérique qui demeurent rares ou introuvables sous leur forme papier.

Ce piratage serait aussi un moyen de diffuser à une plus large échelle des versions améliorées, mal traduites dans leur mouture papier.

Toutefois, l’argument économique reste valable : pour ces pirates, le prix des ouvrages traditionnels restent encore trop élevés, et favoriserait le téléchargement illégal de leurs versions électroniques.

Les librairies numériques « légales », à l’image de ce que propose par exemple le Kindle Store d’Amazon, ne sont pour le moment pas un remède suffisant et satisfaisant contre le pirate d’e-books, révèle l’étude du MOTif.

Selon les pirates sondés, l’offre des ces librairies en ligne est encore trop pauvre : seul 1 ouvrage papier sur 5 possède une version numérique. Le prix des ouvrages vendus sur ces plates-formes reste aussi une barrière.

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Derniers commentaires




75 Responses to Les pirates d’e-books fréquentent aussi les librairies

  • Le 20 octobre 2010 à 17:23 par PHC2908

    De toute manière le problème est le même pour la musique ou le cinéma… va trouver un ancien titre dans une FNAC / VIRGIN ou autre grande surface. C’est la croix et la bannière.

    Quand on voit en plus que le prix d’un MP3 est des fois supérieurs au prix du même titre sur des CD (tout en étant de qualité souvent inférieure) qu’on trouve en solde, faut pas s’étonner que les gens préfèrent les récupérer autrement.

    Enfin, il faut ajouter les DRM qui empêchent souvent de lire ce que l’on eut où l’on veut et vous avez à peu près toutes les causes qui mènent au téléchargement sauvage.

    Personnellement, les eBook ne m’intéresse pas car je ne supporte pas de lire de long textes sur un écran. Je préfère encore acheter du papier.

    En voulant empêcher le téléchargement illégal par des lois stupides et extrêmement coûteuses, on en arrive à finalement réduire l’offre culturelle à ce que les « décideurs » de ce domaine acceptent de nous mettre à disposition d’autant que cela fait 10 ans que tout est fait pour empêcher tout développement d’offres légales alternatives.

    Mais bon faut surtout pas évoluer !

  • Le 20 octobre 2010 à 18:48 par Dom

    La lecture de ebook sen anglais est en effet beaucoup plus aisée qu’en français. La lecture sur ecran non rétro éclairée étant de qualité équivalente à celle du papier, la facilité de manipulation et de transport en plus, on devient très vite accro au lecteur de ebooks. Mais trouver des contenus intéressants, même payant, en français est compliqué, et cher. En revanche, on trouve très facilement et à bon prix des titres en anglais ou en espagnol. En terme économique comme de rayonnement culturel, le piratage répond donc à un besoin qui n’a pas aujourd’hui de solution institutionnelle ou commerciale correcte (contrairement à la musique ou à la vidéo). Et les enjeux sont bien plus importants, car c’est l’accès à la connaissance qui est en jeu. Je n’ai pas lu le rapport, mais le résumé qui en est présenté me semble décrire assez justement la situation des lecteurs francophones.

  • Le 20 octobre 2010 à 19:00 par S.D. Samsarah

    une seule chose à dire: Participez tous au Data Share Days, le 21 décembre.
    http://www.datasharedays.org

  • Le 20 octobre 2010 à 19:39 par Pol75

    L’industrie du livre, comme l’industrie de la musique prend ses clients pour des vache à lait et tente toujours de les arnaquer. Vendre à des prix comparables une version numérique, dupliquable à l’infini, par rapport à un support papier, c’est tout bonnement de l’escroquerie. Et ils se plaignent ! Et le gouvernement leur donne raison ! Et pourtant leurs bénéfices sont chaque année en hausse ! Allez, longue vie au piratage !

  • Le 20 octobre 2010 à 21:03 par ligoon

    Pour se procurer un titre ancien il y a une chose simple qui s’appele la commande ! Un site comme Virginmega sur lequel il n’y a plus de DRM depuis longtemps ! ne gagne en réalité que 1 centime sur un titre de musique vendu 0€99, le reste allant aux éditeurs et artistes et comparer le prix des MP3 au prix d’un CD vendu en solde me fait penser qu’il n’y a pas que les lois qui sont stupides.

  • Le 20 octobre 2010 à 22:04 par Yo83

    j’ai entendu parler de l’ami d’un ami qui aurait piraté des livres pour son kindle : ces livres, d’auteurs relativement connus dans le fantastique, notamment Robert Jordan, sont pourtant bien numérisés et même disponibles sur amazon.com … mais pas pour la zone Europe !
    que les industriels du livre de viennent pas se plaindre !

  • Le 21 octobre 2010 à 10:45 par Octave Hergébel

    Pour en avoir fait la douloureuse expérience, j’ai cherché à acquérir « légalement » des livres numériques pour une amie tétraplégique (je précise ça simplement pour justifier l’utilité du livre numérique, pas pour attendrir le lecteur), le constat est un simple : pour un livre édité vers 1981, la version papier coûte moins de 5,23 € (frais de port compris) ; sa version « numérique » (traduisez par bridée, verrouillée, non-copiable d’une machine vers une autre et, cerise sur le gâteau, pourvu d’un lecteur dépourvu de toute ergonomie), il vous faudra bourses-délier la modique somme de 19 €.
    Quel progrès ! On voudrait inciter le consommateur au piratage qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

    à ligoon :
    Moi, ce qui me fait penser qu’il n’y a pas que les lois qui sont stupides, ce sont les commentaires qui n’ont pas grand chose à voir l’article qu’ils sont censés concernés. L’article parle des livres électroniques, pas de musique.

  • Le 27 octobre 2010 à 15:38 par ohyeah

    Pour la musique, j’ai enfin trouvé un site top, avec de la qualité CD et mieux, à un prix décent et sans DRM: qobuz. Si ça avait existé il y a cinq ans, on n’en serait pas là. Pour le livre, ce n’est pas trop tard: à quand un téléchargement en pdf sans DRM à 5 ou 10 € le livre? J’ai essayé amazon, diesel, j’ai à peine compris comment installer le lecteur, et j’ai surtout compris que je ne pourrais pas le lire sur mon PC, mon smartphone, etc en meme temps…

  • Le 5 août 2011 à 18:29 par buy coach bags

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