Pixo, Ericsson et Sun derrière un téléphone siglé Apple ?

Mobilité

La possibilité d’utiliser Sun One Studio sur Mac OS X, l’intégration de Java 2 dans le système d’exploitation de Pixo, le partenariat d’Apple avec Ericsson et Sun pour la diffusion de QuickTime sur les réseaux téléphoniques, la mise en place d’une tarification pour les services .Mac, la présentation de iSync, le nom de domaine iPhone.org… Tout semble en place pour qu’un téléphone portable siglé Apple apparaisse sur le marché. Un nouveau mythe ?

A peine l’iPod sorti, nous avions souligné l’énorme potentiel du système d’exploitation employé par Apple dans son baladeur numérique. L’énorme apport de Pixo (voir édition du 6 novembre 2001), puisque c’est de lui qu’il s’agit, réside dans son serveur d’application pour téléphones mobiles. Bien sûr, le système de cette petite société de San Jose peut se connecter à des réseaux GSM ou GPRS. Bien sûr, il peut lire des fichiers MP3, ainsi qu’on l’a vu sur l’iPod. Mais Pixo peut aussi faire de la vidéo à la demande sur les réseaux téléphoniques, de la reconnaissance vocale et se charger de faire tourner des applications en Java 2 ! Un vrai moteur à rumeurs (voir édition du 21 décembre 2001). Les applications en Java peuvent être développées grâce à Sun ONE Studio. Une application non supportée par Sun, mais qui fonctionne déjà sous Mac OS X depuis la mi-août. Le développement d’applications Java ne nécessite toutefois pas d’être réalisé sur Mac, étant par définition fonctionnelles, quelle que soit la plate-forme. Depuis la sortie de l’iPod, le développement d’un téléphone cellulaire Apple peut donc être présumé.

iPhone, prochain i-appareil ?

Mais la théorie a également pris de l’ampleur depuis que le New York Times a supputé l’apparition d’un tel périphérique au sein du hub numérique de la firme ! Selon ce journal, Apple aurait refusé l’aide de Palm pour intégrer Palm OS à Mac OS X, donnant, par ce manque de coopération, la preuve que la firme s’intéressait à nouveau au marché des assistants personnels. Mais pas seulement pour leurs fonctions primaires. Là, les analystes se réveillent ! Ils soulignent que le contrat liant Pixo à Apple fait référence à deux périphériques électroniques. Bingo : l’un des deux étant l’iPod, l’autre ne peut être qu’un iPhone ! Les sites de rumeurs comme irumors.net ou www.macpod.fr.st commencent à proposer des spécifications invérifiables pour l’instant. D’ailleurs, un site iPhone, retenu depuis près de deux ans, mène directement à la page d’accueil du site… d’Apple !

Depuis la keynote de MacWorld New York, on sait que Steve Jobs s’intéresse, au moins de loin, à la téléphonie, en faisant la démonstration des possibilités d’interactions entre le dernier SonyEricsson T68i et Mac OS X par le biais de Bluetooth. Une nouvelle iApp, iSync, qui doit sortir en septembre, permet la synchronisation de ces périphériques numériques. Et Ericsson n’en est pas à son premier partenariat avec Apple : en février 2002, ce géant des infrastructures de télécommunications a signé un accord avec Sun et Apple pour délivrer des contenus numériques grâce à QuickTime au format Mpeg 4. Sun pour les serveurs, Ericsson pour les infrastructures de communication et Apple pour la maîtrise du contenu… De quoi alimenter les bruits de couloir !

Potentiel technologique évident mais marché incertain

Si iPhone il y a, parions qu’il va crever tous les standards de téléphonie mobile : sa capacité à télécharger des mini-applications en Java lui permettrait de proposer virtuellement n’importe quel service. Le partenariat avec Ericsson l’autorise à faire visualiser des vidéos à la demande en Mpeg-4 directement sur l’écran du téléphone, voire à démocratiser la visioconférence depuis un portable ! A condition tout de même que les réseaux suivent et les actuels déboires de l’UMTS ont de quoi rendre pessimiste. L’utilisation du système Pixo permet d’espérer écrire des SMS à l’aide d’un stylo Bluetooth (comme celui justement bientôt proposé par SonyEricsson). Mais aussi, de piloter le téléphone à la voix, de s’en servir comme mini console de jeux en réseau, de prendre des photos numériques stockées sur un disque dur virtuel comme celui proposé par les services .Mac d’Apple ! On peut rêver ! Mais la mise en place de la tarification (abusive ?) des services en ligne d’Apple pourrait aussi se justifier par l’utilisation de nouvelles fonctions. Et pourquoi pas des fonctions de synchronisation à des téléphones cellulaires ? Alors, iPhone ou iPhone pas ? Difficile d’en être sûr, Apple ne communique pas sur ses futurs produits. Mais il est certain que les conditions sont réunies pour que la firme et ses partenaires chamboulent les applications de téléphonie mobile. Si le sujet qui passionne actuellement les internautes a retenu l’attention desdits intéressés !


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