Playstation 2 : 50 000 déjà réservées en France

Mobilité

Après le Japon et les Etats-Unis, la PS2 débarque en Europe le 24 novembre. Un million d’unités disponibles, 3 millions prévues d’ici la fin de l’année. Sony doit s’imposer sur un marché où naviguent Sega, Nintendo et bientôt Microsoft.

function openWindow1(url, name, w, h) { popupwin=window.open(url,name, ‘resizable,scrollbars=1,menubar=0,width=750,height=550,left=150,top=150’);}Initialement prévue au 26 octobre, c’est aujourd’hui 24 novembre qu’est lancée la PlayStation 2 (PS2) de Sony sur le continent européen. Un million de consoles seront disponibles dans un premiers temps, dont 70 à 80 000 prévues pour la France dont 50 000 déjà réservées. La PlayStation deuxième génération se dote d’un DVD qui peut ainsi la transformer en lecteur de salon. Mais c’est aussi un processeur puissant, l’Emotion Engine, de 128 bits cadencé à 300 MHz permettant de générer 75 millions de polygones par seconde. Sony n’a pas jugé nécessaire de lui adjoindre une connexion à Internet mais le tir devrait être rectifié en 2001. Si 3 millions de PS2 devraient avoir été écoulées d’ici la fin de l’année en Europe, Sony vise les 10 millions d’unités vendues au niveau mondial. C’est justement la période prévue pour le lancement d’un nouvel arrivant : la Xbox de Microsoft.A côté de la Xbox, la PS2 semble faire pâle figure en termes de puissance. Pentium III 733 MHz secondé d’un processeur graphique nVidia à 300 MHz pour générer jusqu’à 100 millions de polygones/s, 8 Go de disque dur, lecteur DVD, 64 Mo de Ram, connexion Internet par modem (en option) ou haut débit (à partir du port Ethernet)… Le tout pour un prix estimé à moins de 2 000 francs, contre près de 3 000 actuellement pour la PS2. Seul problème, la Xbox n’existe pour le moment que sur le papier.Un marché de 20 milliards de dollarsSi Microsoft s’investit dans la fabrication d’une console (en plus des développements de jeux), c’est que le marché est prometteur : 145 millions de joueurs rien qu’aux Etats-Unis, un chiffre d’affaires mondial de 20 milliards de dollars (dont 5 pour les consoles). Et l’avenir se joue en réseau. Selon Datamonitor, le jeu online représentera 5 milliards de dollars en 2004.Microsoft n’est pas le seul intéressé. Nintendo, loin d’égaler les 75 millions de ventes de la Playstation 1 avec sa Nintendo 64, annonce une GameCube prévue elle aussi pour 2001. Mais si le prix reste attractif (autour de 1 500 francs), Nintendo s’enferme dans un format propriétaire : support disque Matsushita de 8 cm et 1,5 Go de données, stockage sur carte 64 Mo… Bref, une configuration étrange qui le préservera peut-être du piratage mais au risque de se couper des développeurs. Et sans jeux, une console ne fait même pas un beau presse-papier.Quant à Sega, s’il a été le premier à sortir une console 128 bits en 1998 (notamment pour essayer de rattraper l’échec de la Saturn), c’est aussi le premier à dévoiler à la concurrence sa stratégie, ses qualités… et ses défauts. Si l’opération commerciale est honorable (6 millions d’unités vendues dont 220 000 en France), le résultat n’a pas permis au Japonais de remonter la pente financière qui annonce une perte de 242 millions d’euros. L’arrivée de la PS2 pourrait lui porter un coup fatal.Voir le tableau des principales caractéristiques des consoles.


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