Plus de 40 000 lignes partiellement ou totalement dégroupées

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Le dégroupage se poursuit et même s’accélère en France avec plus de 40 000 lignes tombées dans le giron d’opérateurs alternatifs à France Télécom. Avec la gestion de plus de 20 000 lignes, LDCom se place en concurrent principal de l’opérateur historique.

Au 1er juin 2003, l’Autorité de régulation des télécoms (ART) dénombre 40 228 lignes dégroupées (dont 2 324 totalement dégroupées essentiellement destinées aux entreprises). Soit une progression de près de 118 % par rapport au 1er avril 2003 (voir édition du 15 avril 2003). Le dégroupage, total et surtout partiel (l’internaute conserve sa ligne téléphonique chez France Télécom tandis que le service ADSL est opéré par l’opérateur alternatif), se poursuit donc de manière exponentielle. Des 200 à 300 lignes dégroupées quotidiennement fin 2002 (voir édition du 19 décembre 2002), LDCom a accéléré la cadence avec le dégroupage de “350 à 450 lignes par jour”, précise un porte-parole.

193 sites ouverts au dégroupage

Avec plus de 20 000 lignes dégroupées, LDCom, qui commercialise son réseau auprès des opérateurs et fournisseurs d’accès (filiales ou non du groupe) maintient son objectif d’aller au-delà des 100 000 lignes dégroupées avant la fin de l’année. L’opérateur d’opérateurs a déployé son offre alternative sur près de 25 grandes villes françaises dont Paris et sa banlieue. Le dégroupage se poursuit également du côté de Free Télécom qui, selon ses prévisions, couvrira 19 villes avant la fin de l’année.

Le dégroupage doit son accélération à la création de nouveaux accès haut débit mais aussi au transfert de certains accès anciennement sous Option 5 (destinée au FAI) vers une offre dégroupée et donc concurrente à celle de France Télécom. “Ce mouvement d’un type nouveau traduit en particulier le développement de la concurrence non seulement sur le marché de détail de l’Internet haut débit, mais aussi sur le marché de gros correspondant”, souligne l’ART. “Plusieurs fournisseurs d’accès à Internet ont fait le choix de proposer désormais des offres ADSL fondées sur le réseau d’un opérateur dégroupeur.” Au total, 193 sites ouverts au dégroupage (c’est-à-dire où l’opérateur alternatif peut raccorder son propre réseau en parallèle à celui de l’opérateur historique) sont actuellement répartis sur une vingtaine de métropoles.


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