Plus fort que le DivX : le 3ivX

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Happy Machines, une société belge membre du groupe Mpeg, présente aujourd’hui un nouveau codec de compression vidéo : le 3ivX. Développé en Open Source, le 3ivX tournera sur toutes les plates-formes et devrait générer des fichiers deux fois moins lourds qu’avec le DivX. Tout en gardant la qualité d’affichage d’un DVD. Belle promesse ?

C’est aujourd’hui vendredi 15 décembre que doit naître un nouveau codec de compression vidéo, le 3ivX. Issu du Mpeg-4, le 3ivx a pour objectif de faire mieux que le fameux DivX (voir édition du 15 mai 2000). Autrement dit, une qualité d’image aussi bonne que celle assurée par un DVD vidéo (qui utilise, lui, le format Mpeg-2) pour une compression toujours plus optimisée et bien sûr adaptée à la diffusion en streaming pour le haut comme pour le bas débit. A terme, ce nouveau codec devrait tourner sur toutes les plates-formes (Windows, Macintosh, BeOS, Linux, Unix et même Amiga) puisque le code, proposé en Open Source, n’est actuellement pas optimisé, ni pour les OS ni pour le matériel (cartes vidéo) afin d’en faciliter la portabilité.

Une compression sans perte de qualité

Parfaitement compatible avec le Mpeg-4, le 3ivX est développé par la société belge Happy Machines, par ailleurs membre du Motion picture expert group. L’équipe travaille sous la direction d’un certain M. Stux qui a développé un lecteur du DivX pour MacOS. Les derniers développements publiés, qui remontent au 23 novembre, permettent au 3ivX (version 3iv1) d’offrir une compression quasiment sans perte en haute qualité pour un encodage correspondant à un débit de données de 195 Ko/s environ. En basse qualité (30 Ko/s), l’image montrerait de disgracieux pixels mais moins qu’avec un encodage en Sorenson. Le 3ivX permet bien sûr de faire varier librement cette qualité d’encodage entre ces deux extrêmes. Mais plus que le flux de données compressées (le bitrate), la qualité de rendu de l’image est optimisée par des filtres maison (les postfilters) qui atténuent les artefacts générés par la compression.

Au final, l’équipe espère obtenir un gain de 40 à 60 % sur la taille des fichiers générés par une compression DivX. Un format à suivre de près et qui rapproche un peu plus l’arrivée de la vidéo à la demande sur Internet. A quand la trilogie de Star Wars sur disquette ?

Pour en savoir plus :

Le site consacré au 3ivx (en anglais)


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