Pourquoi Outscale lance à son tour un accélérateur de start-up

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Outscale, spécialiste des services cloud (spin-off de Dassault Systèmes), va abriter dix jeunes pousses orientées objets connectés ou big data. Une initiative propice à l’innovation croisée.

Saint-Cloud porte bien son nom. C’est dans cette ville des Hauts-de-Seine qu’Outscale a inauguré ce mardi 12 mai son accélérateur des start-up.

A travers son programme d’accompagnement, baptisé Scaledome, le spécialiste français entend faire profiter les jeunes pousses de son expertise dans l’infrastructure as a service (IaaS).

“Il leur manque souvent cette infrastructure cloud pour délivrer leurs services innovants. Nous allons lever ce frein à leur développement”, se réjouit Cédric Joly, responsable du projet.

Pour Outscale, c’est aussi un renvoi d’ascenseur. Spin-off de Dassault Systèmes, l’opérateur connaît l’importance d’être porté par un grand groupe industriel.

“L’ADN se transmet de parents à enfants. Dassault Systèmes nous a apporté ses gènes, à nous de transmettre les nôtres”, s’amuse Laurent Seror, fondateur d’Outscale (photo de une).

En plus de l’infrastructure cloud d’Outscale, les startups retenues bénéficieront d’un accompagnement personnalisé et d’un programme de formation, assurés par des mentors maison ou issus de son écosystème de partenaires comme Cisco. Au programme : les bases des technologies cloud et de la méthodologie DevOps, des ateliers sur la finance, les enjeux business, le marketing ou la communication.

Pour la première promotion Outscale recrute quatre start-up.

Doté de 400 000 euros de budget annuel, Scaledome accueillera dix startups en 2015. Sont éligibles toutes les jeunes sociétés innovantes ayant besoin d’une robuste infrastructure cloud.

A savoir celles évoluant dans le domaine de l’internet des objets, du big data, du machine learning ou des smart cities.

Elles devront avoir déjà réalisé un POC (proof of concept) tout en étant encore dans une phase de démarrage.

outscalePour la première promotion, les entrepreneurs ont jusqu’au 17 juin pour postuler sur le site dédié.

Les dossiers seront étudiés par un jury de sept professionnels, capitaux-risqueurs, scientifiques, directeurs d’incubateurs d’écoles d’ingénieurs. Les candidats retenus « pitcheront » lors des Cloud Days, la conférence annuelle d’Oustcale qui se tiendra le 25 juin.

Douze semaines d’incubation plus tard et une fois leur produit finalisé, ils recommenceront le même exercice mais cette fois face à des investisseurs. Outscale n’ayant pour objectif premier d’entrer au capital des sociétés incubées.

L’originalité de la démarche tient dans le fait que les startups seront hébergées dans les locaux mêmes d’Outscale, dans les Bureaux de la Colline à Saint-Cloud.

«Elles partageront nos technologies mais aussi nos valeurs », avance Cédric Joly. « Nous fournirons le terreau – l’infrastructure – sur lequel pousseront les jeunes pousses. En espérant faire éclore des Nest, des Docker ou des Parrot. »

Par fertilisation croisée, Outscale espérer aussi tirer parti de ce flot d’innovation.

Car l’ambition d’Outscale est importante. La société qui emploie 60 collaborateurs et dispose de bureaux aux Etats-Unis et en Chine veut passer d’un chiffre d’affaires de 10 à 100 millions d’euros à horizon 2018.

« Il faut pour cela que nous démultiplions nos capacités d’innovation. L’apport des start-up doit nous y aider », conclut Laurent Seror.


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