Préférences système : des mises à jour à la louche !

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Toute la semaine passée, Apple a proposé des mises à jour destinées tant au matériel, qu’aux logiciels fonctionnant sous Mac OS X. Faut-il y voir une volonté d’étendre ses services ?

Depuis le 15 décembre, cela n’arrête pas : Mac OS X version 3.2 client et serveur, mise à jour de la batterie des portables, Apple Remote Desktop, Java, QuickTime 6.5, module MPEG-2, iTunes 4.2, Final Cut Pro, LiveType, Xcode, DVD Studio Pro, révision de firmware, mise à jour de sécurité… A peine un logiciel téléchargé, qu’un autre suit ! Chacune de ces installations entraîne son lot de commentaires. Les forums francophones ou anglo-saxons font ainsi état de l’augmentation de performances de certaines machines : “le passage au 10.3.2 augmente les performances CPU de 5 % environ “ sur le PowerMac G5, selon MacBidouille. Mais le pire côtoie aussi le meilleur : ainsi les PowerBook 12 pouces voient leur ventilation fonctionner beaucoup plus souvent ! La faute à deux fichiers modifiés, qui déclenchent et arrêtent le ventilateur dans les limites de 47 et 52 degrés Celsius. Au lancement du petit PowerBook en janvier 2003, les limites étaient de 59 et 64 degrés. La différence (12 degrés quand même !) est suffisante pour que la ventilation ait lieu, presque tout le temps ! Un utilitaire disponible sur VersionTracker vient d’être remis à jour pour corriger cette nouvelle “nuisance”. Le refroidissement des machines frappées de la Pomme semble d’ailleurs être une préoccupation majeure de l’entreprise. Ainsi pour le PowerMac G5, dont le Firmware, daté du 15 décembre, modifie le comportement du ventilateur. Essentiel pour cette machine qui compte pas moins de 9 ventilateurs !

Introduction de nouvelles machines

Côté applications, ce sont principalement les modifications dans QuickTime et Java qui s’avèrent essentielles. QuickTime 6.5 améliore notamment la gestion du texte, la lecture DV et la gestion d’iMovie, d’iDVD ou de Final Cut Pro. Important également la compatibilité avec les formats multimedias 3GPP2 et AMC destinés aux terminaux portables, comme des téléphones. De quoi laisser imaginer dans la communauté Mac qu’Apple pourrait lancer prochainement un cellulaire. La réalité pourrait être beaucoup plus triviale. Les opérateurs de téléphonie mobile se lancent à coeur perdu dans les fonctions multimedia (voir édition du 4 juin 2003). Apple, qui collabore avec Ericsson et Sun sur la diffusion de contenus vidéo (voir édition du 13 février 2002), entend disposer de son offre au même titre que Microsoft ou Real. Les mises à jour destinées aux développeurs n’ont pas manqué également. Ainsi de Java, Java 3D et Java Advance Imaging, qui devraient permettre à la plate-forme de maintenir un bon niveau d’offre aux programmeurs. Surtout, ces mises à jour servent la très discrète application WebObject, le serveur d’applications Java de la firme . La version serveur de Mac OS X comporte ainsi de nouveaux éléments comme le serveur d’applications JBoss, permettant le déploiement d’applications J2EE.

Certaines de ces mises à jour pourraient laisser présager l’introduction de nouvelles machines. Selon Appleinsider, les modifications de la version serveur de Mac OS X ont été gardées en réserve dans l’attente d’un passage de l’Xserve (voir édition du 15 mai 2002) au G5. Pour le premier trimestre 2004 ? Dans le même temps, le panneau de mise à jour des logiciels Apple se présente maintenant comme une pièce essentielle de la stratégie de la firme : au grand dam des utilisateurs de Mac ne disposant pas de liaisons haut débit. Sur les derniers jours, ce sont en effet pas moins de 92 Mo qu’il a fallu télécharger. Soit près de 24 minutes avec une liaison à 512 kbps ! De quoi accélérer la mort des modems RTC puisque selon Macrumors, Apple se préparerait à vendre des applications en téléchargement. Il suffirait d’utiliser un compte Apple (proposé à l’installation de Mac OS X) et la mise en route de l’option d’achat par le biais de la technologie 1-Click (voir édition du 19 septembre 2000). De quoi permettre aussi à Apple de vendre les logiciels d’autres éditeurs. Une façon de les obliger à s’engager plus avant sur sa plate-forme, et de rendre les utilisateurs encore plus dépendants de ses services.


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