Le président du CSA veut mieux réguler Internet

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Michel Boyon, le président du CSA, souhaite que soit contrôler par des labels les sites Web, notamment ceux proposant le partage de vidéos. Le filtrage des sites non labellisés est évoqué.

Après l’Hadopi, c’est au tour du CSA de dégainer le concept de label. Dans un entretien accordé au Figaro, Michel Boyon, le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, donne son avis sur le filtrage des contenus sur le Web.

Il se dit ainsi favorable à l’établissement d’”une charte déontologique engageant les éditeurs et les hébergeurs, notamment pour la protection du jeune public”.

Le président du CSA voit plus loin et évoque la possibilité de mettre en place sur les sites Web un label accordé par l’autorité administration indépendante.

Et de clairement mentionner le sujet du filtrage du Net, en expliquant que, dans le cadre d’une loi, les logiciels de contrôle parental pourraient filtrer “les sites qui n’auraient pas ce label”.

Tout ce système aurait notamment pour but de mieux contrôler et réguler “les contenus mis en ligne par des particuliers sur les sites de partage de vidéos” . Des plates-forme comme YouTube et Dailymotion sont visées…

Pour le président du CSA, qui se dit très “attaché à la neutralité du Net”, il faut aller plus loin et ne plus compter sur l’auto-régulation pratiquée par les plates-formes vidéo, mais déléguer à une entité officielle, comme le CSA, la possibilité de filtrer les contenus jugés inappropriés…

Au-delà du filtrage, Michel Boyon évoque l’idée de sanction, rapporte Le Figaro. “[…] le CSA pourrait être habilité à ordonner le retrait des programmes illicites et même à disposer d’un pouvoir de sanction en cas de récidive. Pour cela, il faut une loi. Il est hors de question qu’Internet soit une zone de non-droit à l’égard de nos valeurs fondamentales[…]”.

Au passage, comme le note Silicon.fr, le président du CSA se dit contre toute idée de rapprochement entre son institution et l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes).

“On ne peut pas jouer au Lego avec des institutions qui ont affirmé leur indépendance, démontré leur compétence, acquis leur légitimité . […] si certains voulaient par ce biais restreindre la régulation des contenus audiovisuels, ce serait inacceptable”, soutient-il.


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