Press release

AREVA résultats annuels 2015

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La performance des opérations est en nette amélioration Le coût des mesures de redressement impacte lourdement les résultats Chiffres présentés avec application de la norme IFRS 5 relative aux « activités cédées, abandonnées ou destinées à être cédées ». Chiffres clés Carnet de commandes : 29 Md€ Chiffre d’affaires : 4 199 M€ (vs. 3 954 M€ en

  • La performance des opérations est en nette amélioration
  • Le coût des mesures de redressement impacte lourdement les résultats

Chiffres présentés avec application de la norme IFRS 5 relative aux «
activités cédées, abandonnées ou destinées à être cédées ».

Chiffres clés

  • Carnet de commandes : 29 Md€
  • Chiffre d’affaires : 4 199 M€ (vs. 3 954 M€ en 2014, + 1,9 % à p.c.c)
  • Excédent brut d’exploitation : 685 M€ (vs. 471 M€ en 2014)
  • Résultat opérationnel : – 1 388 M€ (vs. – 2 115 M€ en 2014)
  • Résultat net part du groupe : – 2 038 M€ (vs. – 4 833 M€ en 2014)
  • Cash-flow opérationnel : 297 M€ (vs. – 579 M€ en 2014)
  • Cash-flow net des activités de l’entreprise : – 590 M€ (vs. -1 282 M€
    en 2014)
  • Endettement net : – 6 323 M€ (vs. – 5 809 M€ en 2014)

Principaux faits marquants de la période récente

  • Mise en œuvre de la feuille de route stratégique :

    • Annonces d’une augmentation de capital de 5 milliards d’euros et
      de la convergence entre EDF et AREVA sur la valorisation d’AREVA
      NP (hors projet OL3) ;
    • Cessions de Canberra et d’AREVA TA engagées ;
    • Discussions engagées avec TVO ayant pour objectifs de poser les
      bases communes d’une coopération pour finaliser le Projet et de
      régler le contentieux. Les parties s’accordent à constater des
      progrès significatifs ;
    • Signature d’un protocole d’accord avec CNNC portant sur une
      possible coopération intégrant un volet capitalistique et un volet
      industriel ;
    • Décision de créer en 2016 un groupe « Nouvel AREVA » rassemblant
      l’ensemble des activités du cycle.
  • Consolidation du socle d’activités d’AREVA :

    • Réduction de la base de coûts de près de 4501 millions
      d’euros en 2015 (dont plus de 3201 millions d’euros
      d’impacts récurrents en EBE) grâce aux efforts réalisés sur
      l’ensemble du groupe ;
    • Ouverture en novembre des procédures sociales concernant les plans
      de départ volontaire.
  • Avancement des grands chantiers2 :

    • Réalisation des essais à froid sur l’unité 1 de Taishan ;
    • Avancement du chantier OL3 en ligne avec le chemin critique défini
      en 2014 ;
    • Avancement du chantier Flamanville 3 en ligne avec le calendrier
      directeur d’EDF de septembre 2015 ;
    • Lancement d’un programme d’essais en accord avec l’ASN sur des
      calottes forgées analogues à celles de Flamanville 3 ;
    • Revue qualité lancée dans les usines de fabrication de composants.

PARIS–(BUSINESS WIRE)–Regulatory News:

Perspectives financières pour l’exercice en cours

Le cash-flow net des activités de l’entreprise est attendu en 2016 entre
– 2,0 milliards d’euros et – 1,5 milliard d’euros, en forte baisse en
raison de l’impact des mesures de redressement engagées, des dépenses à
encourir sur les grands projets et d’une variation défavorable du BFR.

Liquidité à 12 mois

AREVA (Paris:AREVA) a trouvé un accord avec un pool bancaire sur un
crédit-relais de 1,1 milliard d’euros destiné à assurer, en complément
d’autres ressources, la liquidité de l’entreprise pour l’exercice 2016.

Le Conseil d’Administration d’AREVA, réuni hier sous la présidence de
Philippe Varin, a arrêté les comptes clos au 31 décembre 2015. A propos
des résultats, Philippe Knoche, Directeur Général, a déclaré :

« Les résultats 2015 témoignent du chemin parcouru cette année, et
ouvrent des perspectives favorables pour 2016 et les années suivantes au
vu de nos fondamentaux. Le groupe a obtenu un impact très positif de son
plan de compétitivité sur les coûts et le cash, malgré un résultat net
qui reste en forte perte et dans un contexte de marché toujours
difficile en 2015. Cette perte de 2 milliards d’euros est due pour
moitié à un complément de provisions sur OL3 et pour moitié aux
provisions pour restructurations et aux pertes de valeurs liées aux
conditions de marché. En ce qui concerne la liquidité du groupe,
l’exercice 2016 est financé et l’augmentation de capital qui sera lancée
dans les prochains mois va nous permettre de progressivement redonner un
profil positif au groupe. L’année 2016 va constituer une nouvelle étape
que nous pouvons aborder avec confiance et clarté dans la mise en œuvre
de la restructuration annoncée en 2015 et notamment la prise d’autonomie
d’AREVA NP et la création de Nouvel AREVA ».

I. Analyse des chiffres clés du groupe

En application de la norme IFRS 5, le compte de résultat et le
tableau des flux de trésorerie de 2014 ont été retraités pour présenter
un proforma comparable à l’année 2015 ; le résultat net des activités
faisant l’objet d’une négociation en vue de leur cession est présenté
sur une ligne spécifique « résultat net des activités destinées à être
cédées ».

Les activités suivantes remplissent les critères fixés par la norme
IFRS 5 pour être classées dans la catégorie « activités cédées,
abandonnées ou destinées à être cédées » au 31 décembre
2015 :

  • AREVA NP (hors projet OL3) ;
  • Mesures Nucléaires ;
  • Propulsion et Réacteurs de recherche ;
  • Energie solaire ;
  • Energie éolienne : les résultats d’ADWEN sont comptabilisés par
    mise en équivalence depuis le 9 mars 2015. Les résultats du 1
    er
    janvier au 8 mars 2015, ainsi que le résultat de déconsolidation sont
    présentés dans le « résultat net des activités cédées ».

Au 31 décembre 2015, le projet de construction de l’EPR Olkiluoto 3
en Finlande (projet OL3) a été détouré d’AREVA NP et reste intégré dans
le périmètre des activités poursuivies, conformément aux termes des
discussions en cours avec EDF. Le projet OL3 est désormais présenté dans
le « Corporate et autres activités ».

En millions d’euros       2015      

2014*

     

Variation

2015/2014

   
Carnet de commandes       28 990       32 102       – 3 113 M€
Chiffre d’affaires       4 199       3 954       + 1,9 % à p.c.c.
Excédent brut d’exploitation publié       685       471       + 214 M€

En % du chiffre d’affaires

Excédent brut d’exploitation retraité1

En % du chiffre d’affaires

      16,3 %

1 181

28,1 %

      11,9 %

771

19,5 %

      + 4,4 pts

+ 410 M€

+ 8,6 pts

Cash-flow opérationnel publié

Cash-flow opérationnel retraité1

      297

676

      (579)

(287)

      + 876 M€

+ 963 M€

Résultat opérationnel publié

Résultat opérationnel retraité1

      (1 388)

(478)

      (2 115)

(1 325)

      + 727 M€

+ 847 M€

Résultat net part du groupe des
activités cédées,
abandonnées ou

destinées à être cédées2

      (185)       (1 674)       + 1 489 M€
Résultat net part du groupe       (2 038)       (4 833)       + 2 795 M€
Résultat net par action       – 5,33 €       – 12,64 €       + 7,31 €

Cash-flow net des activités de
l’entreprise

      (590)       (1 282)       + 692 M€
        31.12.2015       31.12.2014        
Endettement (-) / trésorerie (+) net(te)       (6 323)       (5 809)       – 514 M€

Les indicateurs financiers sont d éfinis dans le lexique financier
en Annexe 6 – Définitions.

 

Carnet de commandes

Au 31 décembre 2015, le carnet de commandes du groupe s’élève à près de
29 milliards d’euros contre 32,1 milliards d’euros au 31 décembre 2014.
Il représente ainsi près de 7 années de chiffre d’affaires. Les prises
de commandes s’établissent à 2,5 milliards d’euros en 2015 contre 6,7
milliards d’euros en 2014, qui avait bénéficié de l’entrée en carnet de
l’accord traitement-recyclage avec EDF.

Le carnet de commandes des Mines s’élève à 9 115 millions d’euros
au 31 décembre 2015. Dans un contexte de marché de l’uranium naturel
toujours incertain, les prises de commandes pour l’ensemble de l’année
2015 s’élèvent à 582 millions d’euros.

Le carnet de commandes de l’Amont s’établit à 10 341 millions
d’euros au 31 décembre 2015, en baisse de – 2 155 millions d’euros par
rapport au 31 décembre 2014. En effet, malgré un montant significatif de
prises de commandes sur l’année, pour 604 millions d’euros, le carnet a
fait l’objet de corrections sur les quantités à enlever par les clients,
en conséquence de la baisse des indicateurs de marché.

Le carnet de commandes de l’Aval s’établit à 9 157 millions
d’euros au 31 décembre 2015. Le montant des prises de commandes en 2015
s’établit à 1 227 millions d’euros.

Chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’élève à 4 199 millions
d’euros au 31 décembre 2015, en hausse de 6,2 % par rapport à 2014 (+
1,9 % à données comparables). L’effet de change a un impact favorable de
212 millions d’euros, principalement dans les Mines. L’effet de
périmètre est négatif sur la période pour 45 millions d’euros du fait du
transfert de la filiale de systèmes d’information Euriware à Capgemini
en mai 2014.

En 2015, le chiffre d’affaires réalisé en France s’élève à 1 660
millions d’euros, en hausse de 4,6 % par rapport à l’exercice 2014. Sur
la même période, le chiffre d’affaires réalisé à l’international s’élève
à 2 539 millions d’euros en hausse de 7,3 % par rapport à 2014.

Le chiffre d’affaires des Mines s’élève à 1 447 millions d’euros
au 31 décembre 2015, en hausse de 11,6 % par rapport à 2014 (+ 0,4 % à
données comparables). Cette évolution est principalement due à un effet
de change favorable de 144 millions d’euros sur la période, la
progression des volumes vendus (+ 3,9 %) ayant été compensée par le
léger recul du prix de vente moyen de l’uranium ressortant des contrats.

Le chiffre d’affaires de l’Amont s’établit à 1 097 millions
d’euros, soit une hausse de 11,1 % sur un an (+ 8,0 % à données
comparables). Cette évolution s’explique par une hausse des volumes
d’enrichissement et d’U3O8/UF6 vendus à l’international. L’effet de
change a un impact positif de 28 millions d’euros sur la période.

Le chiffre d’affaires de l’Aval ressort à 1 593 millions d’euros,
en hausse de 4,0 % par rapport à 2014 (+ 1,2 % à données comparables) du
fait notamment d’une hausse de l’activité des Projets Internationaux
ainsi que d’un effet de change positif de 42 millions d’euros.

Excédent brut d’exploitation (EBE)

L’EBE est en progression par rapport à 2014, passant de 471 millions
d’euros en 2014 à 685 millions d’euros en 2015.

L’EBE des Mines progresse, passant à 604 millions d’euros en
2015, contre 451 millions d’euros en 2014, en raison d’un coût de
revient des ressources plus favorable (mix production) sur la période
ainsi que des effets du plan de compétitivité.

Dans l’Amont, l’EBE s’élève à 389 millions d’euros en 2015,
contre 245 millions d’euros en 2014. Cette forte progression s’explique
par des volumes de production supérieurs notamment dans l’activité
enrichissement, associés à une baisse des coûts en lien avec le plan de
compétitivité lancé en début d’année.

L’Aval enregistre un EBE de 315 millions d’euros, en progression
par rapport à l’exercice 2014 (232 millions d’euros), du fait notamment
des résultats du plan de compétitivité.

L’EBE du Corporate et autres activités3, qui
intègre désormais le projet OL3, s’élève à – 624 millions d’euros
contre – 457 millions d’euros en 2014. Cette évolution s’explique par un
niveau d’activité plus important sur le projet EPR d’Olkiluoto 3,
conformément au chemin critique défini en 2014. Au cours de l’année
2015, des jalons importants du projet ont été franchis, notamment en ce
qui concerne les essais des systèmes de contrôle-commande en plate-forme
et la livraison des armoires qui vont permettre le démarrage des essais
sur site au premier semestre 2016.

Résultat opérationnel

Le résultat opérationnel du groupe s’élève à – 1 388 millions d’euros en
2015 contre – 2 115 millions d’euros en 2014. Il est impacté en 2015 par
la comptabilisation d’éléments notables pour 1,9 milliard d’euros contre
2,1 milliards d’euros en 2014.

Le résultat opérationnel des Mines s’élève à 183 millions
d’euros, contre – 73 millions d’euros en 2014, en hausse de 256 millions
d’euros. Il est affecté par une perte de valeur de 194 millions d’euros
au titre de certains actifs relatifs à la mine d’Imouraren au Niger,
dont le démarrage interviendra lorsque les conditions du marché de
l’uranium le permettront. En 2014, le résultat opérationnel avait été
impacté par une dépréciation partielle du goodwill de l’UGT Mines pour
un montant de 200 millions d’euros ainsi que par des dépréciations de
valeur sur les actifs de Somaïr et Trekkopje pour un montant de 100
millions d’euros.

Le résultat opérationnel de l’Amont s’élève à 101
millions d’euros, contre – 497 millions d’euros en 2014, en hausse de
598 millions d’euros. En 2014, il comprenait des pertes de valeur pour
un montant de 599 millions d’euros au titre du projet Comurhex II. En
2015, le résultat opérationnel est impacté sur l’activité enrichissement
par des dépréciations de stocks ainsi que par des provisions pour
risques, à hauteur de 198 millions d’euros, en lien avec la baisse des
indicateurs de marché sur la période.

L’Aval enregistre un résultat opérationnel de – 184 millions
d’euros en 2015, en amélioration par rapport à 2014 (- 495 millions
d’euros) qui avait été marqué par l’impact ponctuel négatif de l’accord
traitement-recyclage avec EDF (105 millions d’euros) et par des
compléments de provisions pour obligations de fin de cycle pour 289
millions d’euros. En 2015, il est notamment affecté par un complément de
provision de 250 millions d’euros au titre du projet CIGEO, dont 208
millions d’euros impactant le résultat opérationnel, suite à la prise en
compte de l’arrêté du 15 janvier 2016 du ministère de l’Ecologie, du
Développement durable et de l’Energie, fixant un objectif de coût de 25
milliards d’euros aux conditions économiques 2011 pour ce projet.

Le résultat opérationnel du Corporate et autres activités,
intégrant le projet OL3 notamment, s’élève à – 1 488 millions d’euros en
2015, contre – 1 050 millions d’euros en 2014, qui comprenait une perte
à terminaison complémentaire de 720 millions d’euros sur le projet OL3,
ainsi que des pertes de valeur d’un montant de 14 millions d’euros au
titre du goodwill Bioénergie.

Il est impacté en 2015 par :

  • une perte à terminaison additionnelle de 905 millions d’euros au titre
    de l’EPR d’Olkiluoto 3. Cette perte additionnelle traduit notamment
    (i) des surcoûts opérationnels, (ii) une augmentation des coûts et
    aléas sur les phases d’essais ainsi que (iii) l’incidence probable des
    discussions engagées avec le client pour poser les bases communes
    d’une coopération nécessaire à la finalisation du projet et au
    règlement du contentieux ;
  • une provision d’un montant de 180 millions d’euros en lien avec
    l’estimation des coûts de la restructuration juridique et financière ;
  • des coûts de restructurations sociales (y compris provisions) de
    l’ordre de 254 millions d’euros, notamment au titre des mesures
    d’accompagnement engagées dans les entités des activités poursuivies ;
  • des pertes de valeur au titre du goodwill et des actifs incorporels
    Bioénergie, pour un montant de 34 millions d’euros.

Cash-flow opérationnel

Outre l’amélioration de l’EBE décrite ci-avant, pour 214 millions
d’euros, les éléments suivants expliquent la progression de 876 millions
d’euros du cash-flow opérationnel sur la période (297 millions d’euros
en 2015 contre – 579 millions d’euros en 2014) :La variation du BFR
opérationnel est fortement positive, atteignant 246 millions d’euros en
2015 contre – 76 millions d’euros en 2014 (soit + 322 millions d’euros).
En 2015, la variation de BFR a bénéficié notamment :

  • d’un paiement client dans l’Aval au titre de la régularisation de
    prestations antérieures ;
  • d’une évolution favorable du BFR sur le projet OL3, en lien avec
    l’accélération de l’activité ;
  • des actions d’optimisation de trésorerie réalisées au niveau du groupe
    (opérations d’affacturage, monétisation de créances de crédit d’impôt
    recherche et CICE, renforcement du pilotage de la trésorerie et mise
    en œuvre du plan de compétitivité) dont l’impact pourra être maintenu
    mais pas renouvelé ;
  • compensés en partie par une hausse des stocks dans l’Amont, amenée à
    se reproduire dans le futur en raison de la transition industrielle à
    Tricastin.

Enfin, les investissements opérationnels nets du groupe s’élèvent à 631
millions d’euros en 2015, contre 991 millions d’euros en 2014. Cette
diminution de – 359 millions d’euros s’explique notamment par la mise en
exploitation de la mine de Cigar Lake (Canada), la mise sous cocon du
projet minier d’Imouraren (Niger), ainsi que par la réduction des
investissements de l’usine Georges Besse II, en voie d’achèvement (97 %
de la capacité installée à fin 2015).

Cash-flow net des activités de l’entreprise

Le montant du cash-flow net des activités de l’entreprise s’élève à –
590 millions d’euros en 2015, contre – 1 282 millions d’euros en 2014.
Ce montant est composé principalement des éléments suivants :

  • le cash-flow net des activités de l’entreprise cédées, abandonnées ou
    destinées à être cédées (AREVA NP hors projet OL3, Canberra, AREVA TA,
    Energie Eolienne et Energie Solaire) pour un montant de – 181 millions
    d’euros ;
  • le cash des opérations financières pour – 309 millions d’euros ;
  • le cash lié aux opérations de fin cycle pour un montant de – 147
    millions d’euros ;
  • les décaissements d’impôts pour – 140 millions d’euros ;
  • compensés en partie par le cash-flow opérationnel positif de 297
    millions d’euros.

Résultat net part du groupe

Le résultat net part du groupe s’élève à – 2 038 millions d’euros en
2015 contre un résultat net part du groupe de – 4 833 millions d’euros
en 2014.

En complément des éléments évoqués précédemment sur le résultat
opérationnel (OL3, restructurations et dépréciation sur les Mines en
particulier) s’ajoutent principalement :

  • Le résultat financier, pour – 313 millions d’euros, en légère
    dégradation par rapport à la période précédente (- 299 millions
    d’euros en 2014) ;
  • La charge d’impôt nette, atteignant – 124 millions d’euros en 2015,
    contre une charge nette de – 739 millions d’euros en 2014, qui
    intégrait une dépréciation d’impôts différés actifs antérieurement
    reconnus (pour 600 millions d’euros).
  • Le résultat net d’impôt des activités cédées, abandonnées ou destinées
    à être cédées, qui s’élève à – 190 millions d’euros en 2015 contre – 1
    678 millions d’euros en 2014, et qui se décompose de la façon
    suivante :

    • Le résultat net d’AREVA NP (hors projet OL3), s’élève à – 20
      millions d’euros, contre – 930 millions d’euros en 2014. Il est
      impacté par des coûts de restructuration (provisions comprises) à
      hauteur de 184 millions d’euros ainsi que par une provision pour
      pertes à terminaison de 41 millions d’euros sur un contrat export.
      L’année 2014 avait été marquée par un complément de provision pour
      pertes à terminaison au titre d’un contrat de modernisation à
      hauteur de 155 millions d’euros, des dépréciations de frais de R&D
      immobilisés pour 362 millions d’euros, ainsi que par une
      dépréciation d’impôts différés actifs antérieurement reconnus pour
      338 millions d’euros .
    • Le résultat net des activités Energie éolienne et Energie solaire
      s’élève à – 296 millions d’euros, contre un montant de – 642
      millions d’euros l’année dernière. Cette évolution s’explique par
      une diminution des pertes de valeur et des provisions sur la
      période.

      • Dans l’activité Energie éolienne, le résultat est affecté par
        216 millions d’euros de provisions au titre des compléments de
        pertes à terminaison et des garanties concernant les projets
        en exécution ou déjà exécutés au moment de la création d’ADWEN.
      • Dans l’activité Energie solaire, le résultat net est impacté
        par la réalisation des écarts de conversion jusqu’alors
        latents, pour un montant de 78 millions d’euros, en lien avec
        l’abandon de l’activité. L’accord signé le 16 janvier dernier
        pour le transfert en l’état du champ solaire construit au
        Rajasthan (Inde) au client a en effet marqué la fin de
        l’engagement opérationnel d’AREVA dans ses activités solaires.
    • Le résultat net des activités Mesures Nucléaires et Propulsion et
      Réacteurs de recherche, atteint 126 millions d’euros, contre – 106
      millions d’euros en 2014, qui avait été impacté par la
      comptabilisation d’une provision pour risques sur le projet de
      construction du Réacteur Jules Horowitz.

Endettement financier net et trésorerie

L’endettement financier net total du groupe s’élève à 6 323 millions
d’euros au 31 décembre 2015, contre 5 809 millions d’euros au 31
décembre 2014. Cette hausse de l’endettement net s’explique
principalement par le cash-flow net négatif des activités de
l’entreprise (- 590 millions d’euros).

L’encours obligataire d’AREVA s’élève à 6,0 milliards d’euros au 31
décembre 2015.

Au 31 décembre 2015, la dette financière courante, qui permet de
réconcilier le montant de trésorerie brute de 804 millions d’euros et le
montant de trésorerie nette disponible de – 636 millions d’euros,
s’élève à 1 440 millions d’euros et est notamment composée :

  • de la dernière tranche de 200 millions d’euros d’un prêt accordé par
    la Banque Européenne d’Investissement, remboursée en janvier 2016 ;
  • de l’échéance de remboursement de 964 millions d’euros d’une souche
    d’emprunt obligataire en septembre 2016 ;
  • des échéances de remboursement du prêt amortissable au titre du
    financement structuré de l’usine Georges Besse II, pour un montant de
    36 millions d’euros ;
  • d’intérêts courus sur les emprunts obligataires, pour un montant de 56
    millions d’euros ;
  • de billets de trésorerie pour un montant de 26 millions d’euros ;
  • de concours bancaires courants et de comptes courants financiers
    créditeurs pour un montant de 91 millions d’euros.

En complément de la trésorerie brute disponible au 31 décembre 2015, la
continuité d’exploitation à 12 mois sera assurée par un crédit-relais de
1,1 milliard d’euros (cf. partie plan de financement et perspectives
financières) et par l’encours non utilisé des lignes bilatérales de 845
millions et de la ligne de crédit syndiquée de 1,25 milliard d’euros.
AREVA a tiré 795 millions d’euros sur ses lignes bilatérales et
l’intégralité de sa ligne de crédit syndiquée les 4 et 5 janvier 2016.

Au-delà de 12 mois, et jusqu’à 36 mois, les échéances de dette
significatives sont le remboursement du crédit-relais de 1,1 milliard
d’euros en janvier 2017, la souche obligataire, expirant en octobre 2017
pour un montant nominal résiduel de 798 millions d’euros, ainsi que le
remboursement des lignes de crédit bilatérales pour 795 millions d’euros
en 2017 et de la ligne de crédit syndiquée de 1,25 milliard d’euros en
janvier 2018. A cet horizon, la continuité d’exploitation sera assurée
par la réalisation des mesures prévues dans le plan de financement du
groupe, en particulier l’augmentation de capital et les cessions
annoncées. Le plan de financement a pour objectif de donner à la société
les moyens de mise en œuvre de son plan de transformation et de
présenter un profil financier lui permettant de se refinancer de manière
pérenne sur les marchés.

II. Faits marquants de la période récenteMise en œuvre de la feuille
de route stratégique

  • Annonce d’une augmentation de capital :

Le groupe lancera une augmentation de capital d’un montant de 5
milliards d’euros d’ici au premier trimestre 2017. L’Etat a indiqué son
intention d’y souscrire et d’en assurer le plein succès, dans le respect
de la règlementation européenne.

  • Cession d’AREVA NP :

Le Conseil d’Administration d’AREVA a accueilli favorablement, le 27
janvier dernier, la convergence des négociations engagées avec EDF
concernant la valorisation des activités d’AREVA NP.

  • Cession de Canberra :

Un accord en vue de la cession a été conclu et annoncé le 24 décembre
2015 avec Mirion-Charterhouse.

  • Projet de cession d’AREVA TA :

Les travaux de valorisation ont été lancés dans le cadre d’un groupe de
travail mené au niveau du Conseil d’Administration d’AREVA. Les
négociations sont en cours avec les acquéreurs.

  • Négociations en cours avec TVO :

Des discussions ont été engagées avec TVO avec pour objectifs de poser
les bases communes d’une coopération pour finaliser le Projet et de
régler le contentieux. Si cet accord se concrétise, le contrat OL3 sera
transféré d’AREVA NP vers AREVA SA dans le cadre de la restructuration
de la filière nucléaire française. Les parties s’accordent à constater
des progrès significatifs.

  • Développements en Chine :

    • AREVA et CNNC ont signé un protocole d’accord portant sur une
      po

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