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La Geneva Association appelle à une approche intégrée de la gestion des événements extrêmes et des risques climatiques

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Les événements de pertes dues aux catastrophes sont en augmentation. Parmi ceux-ci, 91 % ont été provoqués par des conditions météorologiques extrêmes (1980-2015). Ces conditions météorologiques extrêmes ont provoqué la perte de plus de 600 000 vies et à des pertes économiques totales de plus de 3 billions USD Une analyse et recherche indépendante détaillée

  • Les événements de pertes dues aux catastrophes sont en
    augmentation. Parmi ceux-ci, 91 % ont été provoqués par des conditions
    météorologiques extrêmes (1980-2015). Ces conditions météorologiques
    extrêmes ont provoqué la perte de plus de 600 000 vies et à des pertes
    économiques totales de plus de 3 billions USD
  • Une analyse et recherche indépendante détaillée montre que les pays
    avec une forte pénétration de la couverture d’assurance contre les
    catastrophes basée sur le marché se redressent plus vite des impacts
    financiers des événements extrêmes
  • La (ré)assurance est devenue un élément clé des Nations unies et
    des efforts stratégiques des gouvernements pour réduire les risques de
    catastrophe (par ex. le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des
    risques de catastrophe et l’Accord de Paris lors de la COP21)
  • Mais un alignement stratégique des priorités et de la coopération
    au niveau sectoriel, conjointement avec des partenariats efficaces
    avec le secteur public, la communauté scientifique, les OIG et les
    ONG, seront essentiels pour augmenter la contribution vitale que peut
    apporter l’assurance

ZURICH–(BUSINESS WIRE)–Les pertes dues aux catastrophes liées aux conditions météorologiques
sont en augmentation, provoquant d’importantes pertes en vies humaines
et des dommages économiques, et conduisant souvent à des difficultés
économiques considérables pour les individus et à des coûts énormes pour
les contribuables. Aujourd’hui, la réassurance et l’assurance («
assurance ») est reconnue comme faisant partie de tout plan complet de
réduction stratégique des risques de catastrophe des gouvernements et
des organisations internationales. Mais, d’après un rapport publié
aujourd’hui par le groupe de réflexion international du secteur de
l’assurance, la Geneva Association, il reste des obstacles qui doivent
être surmontés pour capturer pleinement le potentiel du secteur.

Dans le rapport, intitulé An Integrated Approach to Managing Extreme
Events and Climate Risks – towards a concerted public private approach
,
la Geneva Association donne un aperçu des causes et effets des risques
sociaux et économiques accrus, analyse les obstacles et opportunités
pour réaliser pleinement le potentiel du secteur de l’assurance et
cartographie le paysage des parties prenantes et leurs rôles. Le rapport
fournit des recommandations concrètes sur la manière de tirer profit et
d’élargir davantage les contributions du secteur de l’assurance pour
construire une résilience économique par rapport aux risques climatiques
et d’événements extrêmes.

Anna Maria D’Hulster, secrétaire générale de la Geneva Association, a
déclaré : « Le secteur de l’assurance fait déjà une réelle différence
pour les individus et les gouvernements en réduisant l’impact des
événements extrêmes par le biais de mécanismes de gestion et de
transfert du risque. Cependant, il reste une opportunité immense et non
réalisée de réduire davantage les impacts du risque de catastrophe si
les secteurs public et privé peuvent exploiter plus efficacement les
contributions potentielles du secteur de l’assurance. Face aux pertes
croissantes en termes humains et économiques, il est impératif que ces
opportunités se concrétisent. »

Au cours des 35 dernières années, nous avons observé une tendance de
pertes économiques croissantes résultant de catastrophes liées aux
conditions météorologiques. Durant la période 1980-2015, NatCatSERVICE
de Munich Re a identifié 15 700 événements de pertes dues aux
catastrophes (Munich Re, 2016). Parmi ceux-ci, 91 pour cent ont été
provoqués par des conditions météorologiques extrêmes (événements
météorologiques, hydrologiques et climatologiques). Selon Swiss Re
(2014), plus de 130 millions de personnes sont directement exposées à
ces périls rien que dans les cinq plus importantes régions urbaines
d’Asie (Manille, delta de la rivière Pearl, Jakarta, Calcutta et
Shanghai).

La vulnérabilité des infrastructures vitales (par ex. pour l’énergie,
l’alimentation et l’agriculture, l’eau, les transports et la santé) et
la résilience des systèmes urbains et des mégalopoles aux événements
chocs comme les catastrophes naturelles est devenue une préoccupation
majeure pour de nombreux gouvernements. Par exemple, la destruction, les
perturbations ou les interruptions des infrastructure vitales pourraient
conduire à des effets en cascade dans divers secteurs et parfois au-delà
des frontières, causant des dommages significatifs à la santé et au
bien-être financier de la population et exerçant d’importants impacts
économiques directs et indirects.

Les gouvernements sont au cœur du problème avec de multiple rôles :
créer des environnements favorables (de bons cadres réglementaires et
politiques) ; créer les fondements institutionnels permettant une
planification et une budgétisation plus coordonnées des investissements
pour la préparation et la prévention des risques dans les diverses
couches gouvernementales ; prendre en charge la collecte systématique
des données sur les dangers et de nature socio-économique comme base
pour la compréhension des risques ; et investir dans le développement de
la conscience sociétale vis-à-vis des événements extrêmes et des risques
climatiques ainsi que dans la manière de les gérer.

Les mécanismes d’assurance basés sur le marché non seulement contribuent
au partage et au transfert des risques, mais ils encouragent également
un comportement plus soucieux des risques. L’étude a révélé que les pays
avec une forte pénétration de la couverture d’assurance contre les
catastrophes basée sur le marché se redressent plus vite des impacts
financiers des événements extrêmes. Von Peter et al. (2012) montre que
c’est la partie non assurée des pertes liées aux catastrophes qui
conduit aux coûts macroéconomiques, tandis que les catastrophes bien
assurées peuvent être sans conséquence voire même positives pour
l’activité économique. Par exemple, une étude de Lloyd’s (Cebr, 2012)
révèle qu’une hausse d’un point de pourcentage de la pénétration de
l’assurance peut réduire la charge sur le contribuable de 22 pour cent.

Le secteur de l’assurance peut aider à concevoir et lancer des solutions
pertinentes et innovantes de transfert du risque en réponse aux risques
connus, en particulier dans les régions où l’assurance n’en est encore
qu’à ses balbutiements. Parmi les exemples, on peut citer le soutien de
réassureurs à des programmes régionaux innovants de mutualisation du
risque souverain comme le Mécanisme d’assurance contre les risques liés
aux catastrophes dans les Caraïbes (CCRIF), l’African Risk Capacity
(ARC) et l’Initiative d’évaluation et de financement des risques de
catastrophe dans le Pacifique (PCRAFI) ou la structuration d’obligations
« catastrophe » pour le compte d’émetteurs souverains, comme ce fût le
cas après l’ouragan Sandy à New York. Au-delà de ces exemples, le
secteur peut partager ses vastes connaissances des risques et son
expertise dans la tarification des risques, ses recherches et
connaissances en matière de mesures préventives et sa capacité à régler
les sinistres plus rapidement et plus efficacement.

Toutefois, afin de faire le meilleur usage du partage et du transfert
des risques aujourd’hui et à plus long terme, l’assurance doit être
intégrée dans toute approche nationale et internationale intégrée de
gestion et d’adaptation au risque abordant les sources sous-jacentes des
risques. Un alignement stratégique des priorités et de la coopération au
niveau sectoriel, conjointement avec des partenariats efficaces avec le
secteur public, la communauté scientifique, les OIG et les ONG, sont
essentiels pour une mise en œuvre fructueuse.

Par conséquent, la Geneva Association formule quatre recommandations
clés dans son rapport qui permettront aux initiatives internationale et
nationales de réduction des risques de catastrophe d’obtenir de
meilleurs résultats :

1. Accroître la sensibilisation aux avantages socio-économiques d’une
approche intégrée de la gestion des risques de catastrophe et
climatiques grâce à la documentation et au partage des bonnes pratiques

2. Exploiter l’expertise du secteur de la (ré)assurance en matière de
connaissance des risques et de modélisation des risques et développer la
prochaine génération de modèles prévisionnels sur le risque de
catastrophe

3. Impliquer le secteur de l’assurance dans l’amélioration de la
résilience des infrastructures vitales

4. Employer des solutions d’assurance pour améliorer la résilience des
mégalopoles et des systèmes urbains

FIN

Une copie du rapport est disponible sur le site Internet de la Geneva
Association à l’adresse :

www.genevaassociation.org/media/952146/20160908_Ecoben20_FINAL.pdf

Un résumé du rapport est disponible sur le site Internet de la Geneva
Association à l’adresse :

https://www.genevaassociation.org/media/952149/20160909_ecoben4_final.pdf

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière
être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse
foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction
devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Contacts

Geneva Association
Anthony Kennaway
Directeur des
communications
+41 789 20 56 77
anthony_kennaway@genevaassociation.org