Processeurs mobiles : Qualcomm détrône Texas Instruments

Mobilité

Sur l’exercice 2011, le marché des processeurs mobiles a crû de 70% en valeur, à 7,9 milliards de dollars. Avec ses Snapdragon, Qualcomm tire son épingle du jeu et détrône Texas Instruments.

En croissance de 70% sur un an, le marché des processeurs mobiles s’est porté comme un charme.

A l’appui de sa plate-forme Snapdragon, Qualcomm accapare pour moitié les 7,9 milliards de dollars générés et déboulonne de son fauteuil l’indétrônable Texas Instruments, qui glisse au troisième rang, derrière Samsung.

Suivent Marvell et Broadcom, auteur d’une remarquable progression de l’ordre de 500% sur la période référence. Plus en retrait, Nvidia suit une dynamique similaire avec ses composants Tegra, néanmoins sans commune mesure avec les résultats de Qualcomm.

Et pour cause : le fondeur américain jouit de bonnes relations avec le plus clair des constructeurs de terminaux mobiles.

La montée en puissance d’Android, poisson-pilote des smartphones aux côtés d’Apple iOS, le confirme dans sa position aux sommets du marché.

Strategy Analytics estime par ailleurs que Qualcomm a su diversifier le champ d’action de ses processeurs, les adaptant notamment à l’écosystème Windows 7, sans compromettre ce juste équilibre établi entre puissance et économies d’énergie, l’essence même du CPU mobile.

Cette présence sur tous les fronts devrait se confirmer avec Windows 8. Le futur OS de Microsoft, jusqu’alors cantonné aux architectures Intel et AMD, s’accommodera d’ARM et tout particulièrement du Snapdragon S4.

Le marché des puces graphiques décrit une évolution analogue.

Smartphones et tablettes confondus, 31,4% des produits sortis d’usine en 2011 embarquaient des GPU signés Qualcomm, contre 22,7% pour Apple (pic à 27,1%), 17% pour TI (stable), 13,8% pour Samsung (+39%) et 3% pour Nvidia.


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