Hormis Bebo et MySpace, aucun des réseaux sociaux majeurs ne remplit les critères de sécurité requis pour assurer la protection des données renseignées par les mineurs.
Ce constat affligeant vient d’être par la Commission européenne, après une étude menée sur 14 réseaux sociaux implantés en Europe.
Généralement, Bruxelles considèrent ces plates-formes communautaires comme des « mauvais élèves » bien qu’elles soient pour la plupart populaires chez les adolescents.
En 2011, 77% des 13-16 ans sont inscrits sur au moins l’un de ces sites.
Parmi les 9-12 ans, 38% sont des utilisateurs réguliers.
En revanche, seulement 56% savent comment modifier les options de sécurité de leur compte.
Or c’est là que le bât blesse. Hyves, Netlog, Zap.lu, Tuenti… tous affichent un paramétrage par défaut que la Commission européenne considère inadéquat dans une démarche de protection des utilisateurs les plus jeunes.
L’explosion du bullying, qui introduit la dimension technologique et l’anonymat au harcèlement, n’est pas étrangère à cette intervention inopinée de l’organe exécutif européen.
Mais concilier les intérêts financiers des réseaux sociaux et leur devoir de protection de l’utilisateur n’est pas chose facile.
« La Commission est clairement déçue de la situation actuelle« , déplore le porte-parole Jonathan Todd.
Un groupe d’eurodéputés s’apprête à exposer la situation aux principaux concernés, pour les encourager à revoir leur politique de sécurité des individus.
« Cela n’est pas vraiment de notre ressort« , précise Jonathan Todd. « Tout au plus pouvons-nous suggérer aux réseaux sociaux des comportements à adopter. »
La réaction de Facebook, épinglé par les députés européens, se fait toujours attendre.
Marc Zuckerberg s’était récemment attiré les foudres de l’Union européenne.
La technologie de reconnaissance faciale, implémentée au début du mois, semble violer les règles de vie privée en vigueur.
Neuf autres sites apparentés sont actuellement dans le collimateur de l’UE.
Le silence est d’or concernant leur nom.
En attendant, il est recommandé aux parents de prendre le relais pour guider les plus jeunes.
Et de relancer le débat : Facebook doit-il être accessible aux moins de 13 ans ?
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