Publicité : Facebook s’engage pour préserver l’image des marques

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Facebook offre des garanties et des outils aux annonceurs soucieux de ne pas voir leurs marques associées à du contenu indésirable.

Où mes annonces vont-elles apparaître ?

À mesure que Facebook élargit son catalogue de formats publicitaires, la question devient prégnante chez les marques.

Ces dernières sont, au-delà des problématiques de visibilité, soucieuses de leur image. D’autant plus depuis qu’elles ont appris que sur YouTube, certains de leurs messages promotionnels pouvaient avoir été diffusés au sein de vidéos à caractère antisémite ou faisant l’apologie du terrorisme.

Face au boycott qui s’était ensuivi, la filiale de Google avait annoncé renforcer ses mécanismes de détection des contenus « sensibles », notamment grâce à l’intelligence artificielle.

Responsable des solutions marketing chez Facebook, Carolyn Everson a officialisé, ce mercredi dans le cadre de la conférence technologique Dmexco organisée à Cologne (Allemagne), des mesures inscrites dans la même logique.

Elles s’appliqueront à trois offres publicitaires qui ont en commun une dimension contextuelle, au sens où les annonces sont intégrées dans un contenu éditorial, et non séparées comme c’est le cas sur le fil d’actualités.

Formats contextuels

En tête de liste, les « ad breaks », du nom de ces formats mid-roll actuellement en test auprès de « plusieurs centaines » de partenaires, après une première phase d’expérimentation sur les vidéos en direct (live streaming).

Les deux autres formats concernés sont les Instant Articles et l’Audience Network. Le premier consiste en un espace sur lequel les médias hébergent directement leurs contenus. Le second permet aux marques de diffuser sur un réseau de sites et d’applications partenaires.

Entre violence, alcool, drogue et jeux d’argent, Facebook a défini plusieurs catégories de contenus sur lesquels les publicités n’apparaîtront plus par défaut (les annonceurs devaient auparavant les désélectionner sur l’interface).

L’équipe chargée de repérer ces contenus réunit actuellement 3 000 personnes. Un effectif qu’il est question de doubler sur le court terme, affirme Carolyn Everson.

Concernant les éditeurs, ils devront avoir réuni au moins 2 000 abonnés pour pouvoir monétiser leurs vidéos avec des « ad breaks », comme le souligne Ad Age.

En contrepartie, ils bénéficieront d’outils qui leur permettront, assure Facebook, de visualiser, avant de lancer une campagne, les contenus dans lesquels leurs annonces sont susceptibles d’apparaître. Et créer, en conséquence, des listes blanches.

Le réseau social s’engage par ailleurs à fournir, dans les prochains mois, des rapports spécifiant où les publicités sont effectivement apparues. Des partenariats avec des organismes tiers ont été noués à cet effet ; par exemple DoubleVerify et le Media Rating Council.


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