Quantilia lève des fonds : de la data pour la gestion quantitative

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Deux millions de dollars pour le français Quantilia, qui exploite une plate-forme d’aide à la décision pour les investisseurs institutionnels.

Une FinTech de plus au portefeuille de Serena Capital.

Le fonds d’entrepreneurs met un ticket à 1,2 million de dollars dans Quantilia.

Le financement est complété à hauteur de 2 millions de dollars par Bpifrance sous la forme d’un prêt d’amorçage et d’une avance remboursable.

Il va permettre à la start-up niçoise – fondée au mois de juin* et hébergée dans l’accélérateur qu’Allianz a monté sur place – de développer, sur les plans technique et commercial, sa plate-forme d’aide à la décision pour la gestion quantitative.

Fondatrice de la société avec deux autres ex-cadres du secteur de la banque d’investissement (Florian Garivier, passé notamment par BNP Paribas, dont Guillaume Subias est aussi un ancien), Laurence Fauchon n’en est pas à sa première aventure entrepreneuriale dans le domaine.

Quantilia s’est, en l’occurrence, construit sur la base d’une entreprise montée l’an dernier à Hong Kong et positionnée sur le même marché : SmartAlpha*, ainsi nommée en référence à une stratégie d’investissement qui met en œuvre des pondérations « non traditionnelles » basées sur des formules mathématiques.

Un « Uber de l’investissement » ?

La plate-forme développée par Quantilia vise à mettre les investisseurs institutionnels en relation avec ceux qui créent ces stratégies et qui les proposent sous formes d’indices dits « quantitatifs » au sens où un algorithme optimise les allocations de portefeuille.

Les investisseurs ont la possibilité d’analyser ces indices, puis d’élaborer et de tester des portefeuilles en fonction de données historiques… éventuellement avec le concours de la vingtaine de fournisseurs référencés – la plate-forme fait, pour eux, office de canal marketing.

Le modèle économique repose sur un abonnement à 390 dollars par mois, dit travailler avec des banques d’investissement, des fonds souverains, des banques privées ou encore des fonds de pension, sans en préciser l’identité.

La start-up met plutôt en avant un rapport dans lequel Citi Bank évalue à 1 000 milliards de dollars l’industrie de la création d’indices à l’horizon 2019. Et une étude de Blackrock Capital, qui prévoit, d’ici à 2021, un quadruplement de l’usage des indices quantitatifs par les fonds institutionnels.

* Hormis BNP Paribas, le groupe bancaire allemand Commerzbank faisait partie des premiers clients revendiqués par SmartAlpha, que Tech In Asia décrivait, l’an dernier, comme un « Uber de l’investissement ».


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