Que cache le PowerMac G4 ‘QuickSilver’ ?

Mobilité

Le premier mouvement de surprise passé, force est de constater que quelques mois s’écouleront avant qu’Apple ne franchisse le cap du gigahertz. Si on l’attendait sur ce point, elle s’en rapproche toutefois peu à peu : depuis janvier, la firme a fait passer son bas de gamme des machines professionnelles de 400 à 733 MHz ! Mais l’architecture des machines n’est plus exactement la même.

Difficile de retenir un mouvement de surprise lors de la présentation du nouveau PowerMac G4 par Steve Jobs lors de sa présentation de MacWorld. La machine présentée ne ressemble en rien à ce que les plus trépidantes des rumeurs ont pu annoncer. Si quelques photos ont bien fait le tour du Web à quelques jours du show, elles n’avaient pas été prises très au sérieux, en raison de la faible évolution de forme imposée à la machine ! A la place de cette version rabotée, polie et très blanche de l’ancien PowerMac (voir édition du 19 juillet 2001), on attendait une nouveauté se rapprochant beaucoup plus du style inauguré par le Cube, le PowerBook Titanium ou l’iBook. Mais cette évolution a sans doute été repoussée à plus tard, pour le passage du gigahertz ou le lancement du G5 qui reste supposé pour le début de l’année 2002 !

Mémoire cache contre mémoire DDR

Qu’emporte donc le nouveau PowerMac G4 ? La carte mère serait d’un nouveau type, ainsi que l’a expliqué Tom Boger, le directeur du marketing produit d’Apple à nos confrères d’eWeek. Les goulets d’étranglement de la version précédente avaient particulièrement énervé certains des clients l’utilisant intensivement dans le domaine des applications 3D. La nouvelle carte tourne à 133 MHz et utilise toujours de la SDRAM. L’introduction de la mémoire DDR n’est donc toujours pas d’actualité.

Deux types de G4 ont été utilisés sur les nouvelles machines : toutes les versions embarquent 256 Ko de mémoire cache de niveau 2, mais si le bas de gamme ne dispose pas de mémoire cache L3, les deux modèles à 867 et 2X800 MHz en sont équipés : 2 Mo à chaque fois (4 sur la version biprocesseur), tournant à 25 % de la vitesse de la puce. L’utilisation de ce type de cache sur les processeurs PowerPC explique en partie le moindre intérêt de la mise en place de mémoires DDR dans les systèmes de la Pomme : les puces nécessitent beaucoup moins d’accès, utilisant le plus souvent possible la mémoire cache. Il s’agit encore d’une des différences qui séparent cette plate-forme de celle d’Intel, où le recours aux données placées en mémoire vive est beaucoup plus fréquent et requiert des fréquences de travail plus élevées.

Apple joue la fidélisation

Le bus PCI du Mac a également été amélioré et devrait permettre aux utilisateurs les plus exigeants d’obtenir jusqu’à 215 Mo/s de débit, tandis que le bus système atteint 1 Go/s. Côté carte graphique, la ligne complète des Mac de bureau professionnels est passée cette fois à nVidia, avec l’utilisation de la version MX de sa GeForce 2 équipée de 32 Mo de mémoire vive. Celle-ci est doublée sur la machine haut de gamme à deux processeurs, tandis que la carte peut piloter deux moniteurs dont l’un équipé du port spécifique ADC de la firme à la Pomme, qu’on trouve dans sa ligne d’écrans plats. La carte GeForce 3 ou une carte ATI est disponible en option. Le PowerMac G4 a donc changé en douceur vers une version qui cherche à répondre au mieux aux attentes des clients de la société. Cette machine est un symbole de la période que traverse Apple, celle d’un renforcement de son attention aux clients afin de les fidéliser. L’attention que la firme a portée à l’iMac et aux détails de Mac OS X en sont deux autres exemples.


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