Quel futur pour la vente entre particuliers ?

Mobilité

Avec le boum des connectés, le gré à gré offrirait de belles perspectives. Le hic ? Les services en ligne de particulier à particulier perdent leur intérêt dès l’instant qu’ils requièrent un ticket d’entrée. Nouvellement créé, Popular.fr nous explique pourtant comment en tirer parti.

La vente de particulier à particulier en ligne peut-elle être payante ? Greg Blatnik, vice-président de la société de consultants Zona Research récapitule : “La question qui se pose est pourquoi utiliser un site de services C to C (consumer to consumer) si c’est payant ?”. Et pour les net-entreprises, de savoir s’il existe un modèle économique viable pour le marché du C to C. Jean-Baptiste Labrune, directeur général et co-fondateur du site d’appel d’offres entre particuliers Popular.fr, explique : “Pour construire une masse critique d’utilisateurs, notre service d’annonces C to C ? sécurisé et anonyme – sera offert gratuitement dès septembre prochain. Les revenus seront alors générés par la publicité. D’ici un an, quand Popular aura beaucoup de membres et une bonne image, on fournira des services associés payants : traduction d’annonces, de cotation (argus), un service de type “crédit documentaire” consistant à se placer en tant que tiers de confiance lors d’une transaction, un peu comme le fait X.com… Pour cela, nous nous allierons à des partenaires : notre rémunération se fera sur le modèle de l’affiliation ? à négocier au cas par cas ? sur les modèles du ticket d’entrée ou de la commission par clic, sur inscription, etc.”. Parmi les partenaires pour la “publicité segmentée”, Jean-Baptiste Labrune précise que QXL, positionné sur la vente aux enchères C to C et Telecomcash.com, sur la téléphonie via Internet, viennent de signer. Plus tard, un troisième type de partenariat sera mis en place avec la presse sur le modèle “publicité contre contenu”.

S’inspirant du site américain Iwant.com lancé en juillet 1999 et des techniques marketing One-to-One de Don Peppers et du marketing “viral” fondé sur le bouche à oreille, Popular espère valoriser une base de données pour se reconvertir en cyber-marchand. Car c’est bien la phase 3 du plan d’affaires qui se déroulera, selon Jean-Baptiste Labrune, d’ici un an et demi : “Nous sommes en négociation avec deux marques à ce sujet”. Mais pour le moment en quête de fonds, Popular souligne ces deux spécificités : la personnalisation de la base de données du type “J’offre/Je cherche” présentée en fonction du profil de l’utilisateur et la logique qui consiste à se déporter sur une autre activité au fur et à mesure qu’on évolue. A la façon de Xoom (de la vente de logiciels à la communauté) ou d’Ibazar (des enchères C to C à l’e-commerce). Selon les analystes, le marché C to C est prometteur : sa taille s’évalue à 600 millions de PC connectés en 2003… Reste aux fondateurs de Popular.fr, Jean Baptiste Labrune, anciennement de Team Partners, et David Laskar ex QXL, à valider la mutation du modèle économique.

Pour en savoir plus :

* Popular

* Iwant


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