La RATP prend un ticket pour le très haut débit mobile

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La RATP va s’appuyer sur l’intégrateur de réseaux télécoms Sogetrel pour accélérer le déploiement du (très) haut débit mobile dans le métro et le RER parisiens, avec l’objectif d’une couverture intégrale d’ici fin 2015.

Voici presque un an, SFR ouvrait son réseau 3G ‘Dual Carrier’ (42 Mbit/s) dans les stations Châtelet et Gare de Lyon du RER A parisien.

Suivie à quelques semaines d’intervalle par Bouygues Telecom, l’initiative visait à délivrer, d’ici la fin 2014, un accès à l’Internet mobile pour 75% des voyageurs transitant par les souterrains de la Capitale.

Le réseau déployé à cette occasion avait vocation à être mutualisé.

Sa mise en oeuvre va s’accélérer sous l’impulsion de la RATP.

A l’issue d’un appel d’offres lancé en 2012, la Régie des transports parisiens a sollicité Sogetrel pour implémenter des solutions de connectivité au sein de 300 points d’interconnexion du métro et 65 gares RER.

Selon la feuille de route initiale, la connectivité devait être assurée, fin 2013, sur toute la ligne 1 du métropolitain et sur l’ensemble des voies empruntées, intra-muros, par les RER A et B. L’échéance est finalement repoussée d’un an.

Il faudra une année de plus pour parvenir à une couverture intégrale comprenant, au-delà des stations et des gares, les parvis, les quais, les tunnels, les trains et autres plates-formes d’échanges.

Le chantier est important : il vise à rénover, par une mise à jour en 3G et 4G, la moitié des 2500 antennes du réseau souterrain – l’autre moitié étant déjà compatible 3G.

Il s’agira aussi de mettre en oeuvre une infrastructure qui puisse accueillir les quatre opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free Mobile) sur l’ensemble des fréquences qu’ils exploitent : 1800 MHz pour la 2G ; 900 et 2100 MHz pour la 3G ; 800 et 2600 MHz pour la 4G.

Sogetel sollicitera une quarantaine de ses collaborateurs, qui travailleront essentiellement de nuit.

Et le P-DG Xavier Vignon d’ajouter : “Un chantier d’une telle envergure […] mettra le réseau français au même niveau de connectivité que les réseaux asiatiques, particulièrement performants“.

En parallèle, Gowex a pris la main dans le déploiement du Wi-Fi.

Cette entreprise d’origine espagnole s’appuiera sur le réseau de Naxos, filiale de la RATP.

Le principe est simple : le fournisseur du service (la municipalité, par exemple ; Gowex peut aussi opérer directement le réseau) propose du Wi-Fi gratuit aux utilisateurs qui ont renseigné au préalable, sur un portail, quelques informations personnelles comme l’âge et le numéro de téléphone.

Ces derniers profitent alors de connexions sans fil à 512 Kbit/s (1 Mbit/s sur Paris), moyennant l’affichage de quelques bandeaux publicitaires, à moins qu’ils ne préfèrent payer pour un accès premium, selon ce que le FAI propose parmi les services supportés par Gowex.

* Sogetrel intervient depuis 1985 sur les réseaux des grands opérateurs pour déployer des solutions de connectivité numérique. La société dispose, en France, de 39 implantations. Sollicitant 1300 collaborateurs, elle revendique un chiffre d’affaires 2012 de 61 millions d’euros.

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Crédit photo : andrea michele piacquadio – Shutterstock.com


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