Ray Ozzie, le Monsieur Cloud de Microsoft, prend sa retraite

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Steve Ballmer a annoncé le départ de Microsoft de Ray Ozzie, l’architecte logiciel en chef de la firme de Redmond. Il a notamment été l’instigateur de la tendance cloud et SaaS (Azure) chez l’éditeur.

Microsoft serait-il en train de perdre ses forces vives ? Après le départ de Stephen Elop, ex-directeur de la division entreprise, pour Nokia en septembre, une autre figure de la firme de Redmond s’apprête à quitter les lieux : Ray Ozzie.

Mais à la différence de Stephen Elop, qui a brusquement quitté l’entreprise, le Chief Software Architect quittera Microsoft en douceur, après une période de transition, note Silicon.fr.

C’est Steve Ballmer qui a annoncé en personne le départ, par voie d’e-mail interne, de Ray Ozzie. Arrivé en 2005 chez Microsoft dans le cadre du rachat de son entreprise Groove Network (développement d’applications de collaboration d’entreprise), l’homme avait acquis le poste d’architecte en chef un an plus tard.

Il a notamment travaillé à la mise en place de la stratégie Cloud Computing du groupe informatique avec le développement de l’offre Azure et autres solutions SaaS (Software as a Service). Ray Ozzie est également connu pour avoir développé le logiciel Lotus Notes, racheté par IBM.

La date précise de son départ n’est pas avancée. D’ici là, Ray Ozzie rejoindra la division Entertainment (divertissements). L’homme pourrait donc travailler à la finalisation de l’offre Kinect, l’interface de jeux vidéo sans manette. Steve Ballmer précise cependant qu’il ne s’agit pas d’une semi-retraite. Le marché du jeu vidéo serait-il aussi stratégique que le cloud ?

Par ailleurs, le P-DG de Microsoft déclare qu’il ne remplacera pas Ray Ozzie, prenant le risque de laisser vacant un poste-clé dans la stratégie de l’entreprise sur le marché du cloud computing.

Quant à l’intéressé, il n’a rien laissé transparaître de ses ambitions pour l’ère post-Microsoft. Après les précédents départs (volontaires ou forcés) de Stephen Elop, Robbie Bach ou encore James Allard, celui de Ray Ozzie donne l’impression que Microsoft laisse fuir ses cadres…


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