R&D logicielle : l’AFDEL veut privilégier de nouvelles méthodologies

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L’AFDEL veut initier une réforme de la R&D dans le monde du logiciel, en favorisant de nouvelles approches et méthodologies, basées notamment sur l’agilité dans les environnements .NET et Java.

En ce début d’année, l’AFDEL, l’Association française des éditeurs de logiciels, a organisé un rendez-vous dans les locaux de Microsoft, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), portant sur les meilleures pratiques à mettre en œuvre en matière de Recherche & Développement dans le secteur du logiciel.

Les quelques intervenants de cet évènement ont fait la part belle aux méthodes “agile” et aux approches “modèles” à mettre en œuvre pour concevoir et développer des applications et des logiciels.

François Merand, Customer Team Lead chez Microsoft France, a tenu à souligner la pression grandissante qui est aujourd’hui exercée sur les systèmes d’information et les métiers. Une solution pour y remédier ? “Mettre en place une nouvelle approche du développement, basée notamment sur l’ALM”, explique le responsable de Microsoft France.

Le concept d’Application Lifecycle Management (ALM) se propose de suivre le cycle de vie complet d’une application, de l’émergence de l’idée de départ à la fin de vie de la solution.

“L’ALM englobe trois grandes briques : la gouvernance, le développement et l’exploitation, qui se transforment en un processus métier d’entreprise critique”, souligne François Merand.

Le principe de l’agilité n’est pas non plus à négliger, avec la contribution d’équipes agiles “qui font un peu de tout en même temps”. Il est alors temps de privilégier les approches parallèles et non plus séquentielles dans le processus de fonctionnement de la R&D logicielle.

Pour être en mesure d’appliquer ces nouvelles approches, les équipes agiles doivent prendre des décisions le plus tard possible, ne pas figer les bonnes pratiques et ne pas définir un processus prévisible.

L’approche par les modèles au coeur des univers .NET et Java

Mais ces nouvelles approches et méthodologies doivent pouvoir se développer dans de multiples univers. Dans cette optique, Daniel Cohen-Zardi, président de la commission R&D de l’AFDEL et P-DG de l’éditeur SoftFluent, milite pour “une approche pilotée par les modèles en environnement .NET”.

A l’heure où les systèmes d’information deviennent de plus en plus complexes et où la multi-architecture devient une nécessité (terminaux mobiles, SaaS, cloud computing), il est nécessaire d’apporter une réponse méthodologique, basée sur un “model driven” et une vision pragmatique de la conception et du développement d’une application.

Pour cela, SoftFluent édite sa solution Code Fluent, qui offre “d’industrialiser la fabrication d’applications professionnelles manipulant des données sur la plate-forme .NET en automatisant la création des composants à partir d’une modélisation métier”.

Selon Daniel Cohen-Zardi, les bénéfices de cette solution ne se feraient pas attendre pour les éditeurs : gains de coûts (pérrenité de l’investissement, optimisation des coûts) et gains de valeur.

Pas de jaloux : l’environnement Java mérite lui aussi ses nouvelles approches et méthodes.

A cet effet, Fabrice Muller, directeur R&D de W4, spécialiste du BPM (Business Process Management) et du MDD (Model Driven development), a dans ses cartons la suite logicielle Business First, “qui permet de composer des applications métier sur mesure”, pour être en mesure de répondre à des besoins métiers spécifiques, tout en simplifiant la conception des applications, “à l’heure où elle demeure complexe, en raison de la pluralité des technologies, des systèmes, des composants et des compétences à mettre en œuvre”.


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