Réalité augmentée : Facebook choisit la voie des smartphones

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Pour monter en puissance dans la réalité augmentée, Facebook mise sur les smartphones et ouvre une plate-forme aux développeurs.

Les lunettes seront-elles la première plate-forme grand public de réalité augmentée ?

Mark Zuckerberg affirme y avoir « pensé pendant un temps »… pour mieux souligner que sa société Facebook suit désormais, dans ce domaine, une autre voie : celle des smartphones.

Le dirigeant estime qu’on a vu émerger, ces dernières années, suffisamment d’usages « primitifs » pour creuser le sillon, sous trois angles : superposer des informations au monde réel (dans la lignée de la capture et l’annotation de photos), y ajouter des objets virtuels (à l’image du jeu Pokémon Go) et améliorer des objets existants (exemple des filtres dans des applications telles que Snapchat).

Comme le note Recode, Facebook a bien dans l’idée de développer du hardware dédié à la réalité augmentée. Mais dans l’immédiat, le réseau social se concentre sur le parc déjà disponible ; en l’occurrence, des milliards de téléphones mobiles dotés de caméras.

Ce mardi, la keynote introductive de la convention développeurs F8 a été l’occasion de dévoiler la plate-forme « Effets visuels », qui doit permettre aux développeurs de créer des « expériences interactives ».

Pour l’heure accessible en bêta privée, elle associe les outil « Frame Studio » (création de filtres applicables aux photos) et « AR Studio ».

Ce dernier se fonde sur une technologie permettant de déclencher des effets selon les mouvements du visage (pas de reconnaissance faciale), les données de certains capteurs (gyroscope, localisation) et éventuellement les infos remontées depuis d’autres apps (EA a exploré le concept pour afficher la progression dans un jeu ; le club de football de Manchester United, pour signaler les buts de son équipe première masculine).

À en croire Mark Zuckerberg, il était nécessaire de poser les premiers jalons avec des fonctions dont les utilisateurs finaux étaient « familiers ». D’où le lancement, depuis le début de l’année, de plusieurs services fortement inspirés de la plate-forme Snapchat. Parmi eux, les « Stories ».

« Nombre de choses de nos vies n’ont pas besoin d’être physiques », aura résumé le trentenaire en donnant l’exemple d’une table d’échecs sur laquelle on poserait des pions virtuels, d’un mur qui permettrait de regarder la TV « avec une application à 1 dollar » et d’une maison dont on redessinerait les contours pour en faire l’école de Harry Potter.


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