Recrudescence des fraudes à la carte bancaire

Mobilité

C’est principalement les secteurs d’Internet et de la téléphonie mobile qui ont augmenté les fraudes lors de paiements par carte bancaire. En un an, le montant des fraudes aurait doublé.

La fraude lors de paiements par carte bancaire devrait faire un bond de 50 % en 2000 à 270 millions de francs par rapport à 1999, soit 0,028 % de l’ensemble des transactions, a averti le groupement des cartes bancaires (GIE). Une montée en puissance donc, due essentiellement au secteur des nouvelles technologies (Internet et téléphonie mobile). Ce secteur à lui seul représenterait entre 50 et 100 millions de francs sur le chiffre total.

La France championne du monde de la sécurité

Toutefois, le groupement des cartes bancaires se veut rassurant en annonçant que le pire est passé. Selon Cédric Sarazin, directeur des relations extérieures du GIE, c’est principalement le premier semestre 2000 qui a connu une forte croissance des fraudes avant de décroître de façon significative depuis juillet. “Cette baisse correspond aux mesures prises par les différents acteurs notamment en téléphonie mobile où la fraude sévissait sur les cartes rechargeables”, déclare-t-il. Mais surtout, le chiffre français est, selon lui, le plus bas au monde.

La fraude lors d’opérations de retrait à des distributeurs de billets (par copie de la piste magnétique des cartes et vol du code secret) pourrait ainsi atteindre 3 000 porteurs. Soit un détournement prévisible de 12 millions de francs cette année contre 6 millions en 1999 (0,024 % de l’ensemble des retraits).

Dans le meilleur des cas et malgré les solutions dites sécurisée tel le procédé de Cyber-Comm pour le paiement sur Internet, le taux zéro n’existe pas. Cédric Sarazin estime à ce titre que la fraude, grâce à de tels procédés, devrait se situer autour des 0,02 %. Un pourcentage toutefois qu’il n’imagine pas être atteignable avant 2005.

Le GIE réitère son message de prudence quant aux achats virtuels en attendant la mise en place de solutions tel Cyber-Comm. Malheureusement, si la solution n’est pas au point mort, elle n’est guère florissante depuis sa création en avril dernier. A ce jour, seulement 7 000 à 8 000 foyers français disposent d’un lecteur de carte à puce raccordé à leur PC. Par ailleurs, la solution de paiement sécurisé n’a convaincu que 45 sites marchands.

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