Rémi Calvet (Ingenico) : “Sans contact : nous collaborons avec Google et Apple”

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Le fournisseur français de terminaux de paiement électronique est en train d’acquérir Xiring pour renforcer son pôle “santé”. Parallèlement, il s’engage dans la vulgarisation du sans contact (NFC) avec de grands groupes IT.

Salon Cartes 2011 : Rémi Calvet, vice-président Marketing chez Ingenico, revient sur le rapprochement en cours avec son homologue français Xiring afin de bâtir un “véritable transversal” pour gérer les transactions électroniques dans le domaine de la santé.

Parallèlement, le groupe français s’investit dans des projets plus larges de services mobiles sans contact (basé sur le protocole Near Field Communication ou NFC) dans le cadre du projet Google Wallet ou à travers un partenariat avec Apple (entretien réalisé le 16 novembre 2011).

ITespresso.fr : Vous êtes en train d’acquérir Xiring. Quelles synergies escomptez-vous ?
Rémi Calvet : C’est une question de complémentarité. Ingenico disposait d’une activité complémentaire de celle de Xiring en Allemagne avec un leadership très clair dans le domaine de la santé. Xiring a une position équivalente en France en termes de part de marché et de chiffre d’affaires. En combinant ces deux activités, nous avons une base installée extrêmement forte. Ce rapprochement nous paraît opportun à un moment où des gouvernements en Europe regarde comment rationaliser les dépenses de santé dans leurs pays. Nous sommes ancrés sur le marché des teminaux portables de paiement et de la gestion des transactions. En cela, nous nous distinguons d’acteurs comme Gemalto ou Oberthur. Dans le catalogue Ingenico via notre branche Ingenico Healthcare en Allemagne, nous avions déjà des terminaux dédiés au secteur de la santé issus d’un rapprochement avec une branche de Sagem en 2006 [apport de l’activité des terminaux de paiement de Sagem sécurité ou Sagem Monétel, ndlr]. A l’échelle de l’Allemagne, c’est un business important mais cela reste minime au niveau européen pour Ingenico.

ITespresso.fr : Comment allez-vous combiner les entités ?
Rémi Calvet : L’idée est de créer une division verticale “santé” (hardware, software), à l’instar du domaine des taxis. Elle aura vocation à combiner les activités de la France et de l’Allemagne. Nous n’entrons pas encore dans les détails opérationnels du rapprochement. Il fait d’abord que l’opération de croissance externe soit bouclée. Nous aurons les premiers résultats début décembre pour voir comment cela se passe. Techniquement, il ne s’agit pas d’une OPA. Logiquement, elle devrait suivre. Tout dépend du nombre de titres qui sera apporté. Mais cette approche nous a permis d’aller très vite et n’a pas nécessité l’agrément de l’Autorité des marchés financiers. En termes d’effectif, en englobant Xiring, nous allons dépasser la barre des 3500 collaborateurs chez Ingenico.

ITespresso.fr : Quelles sont les positions d’Ingenico dans le segment du NFC (sans contact) ?
Rémi Calvet : Cela fait plus de quinze ans qu’Ingenico explore le NFC via les terminaux de paiement. Aujourd’hui, la totalité de nos terminaux embarquent le NFC. Après, libre aux commerçants d’activer ou non cette option sans contact. En 2010, 20% des terminaux vendus aux commerçants sont en mode sans contact. Il existe des pilotes un peu partout dans le monde, sachant que la dimension NFC intégrée dans les cartes bancaires est plus développée que le NFC embarqué dans les téléphones mobiles. Cela prend du temps mais c’est sérieux. La vague est vraiment enclenchée. Les groupes de grande distribution et des enseignes comme Starbuck ou McDonald’s y voient un grand intérêt et il y aussi une dimension de l’éducation des clients finaux qui doivent apprendre à faire confiance avec ces types de transactions sans contact.

(Lire la suite page 2) : les partenariats avec Google, Apple


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