Reprise d’activité pour les fonds de capital-risque ?

Mobilité

L’entreprise publique d’électricité de France veut, en partenariat avec des industriels et des financiers, créer un fonds de capital-risque dans les NTIC de près de 40 millions d’euros. De leur côté, l’Etat français, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) ainsi que la Banque Européenne d’Investissement (BEI) viennent de lancer un fonds de 90 millions d’euros.

La Net-économie serait-elle en train de retrouver de sa splendeur d’antan ? Possible. Après les échecs d’un grand nombre de start-up et l’éclatement de la bulle spéculative, les fonds d’investissement devenaient plus frileux dans leurs choix. Pourtant, deux fonds d’investissement devraient voir le jour d’ici les prochaines semaines. Signe que la reprise est là ? Difficile à dire, d’autant que les deux fonds sont issus en partie d’initiatives d’entreprises publiques.

Déjà présente dans le capital-risque via une trentaine de souscriptions à des fonds classiques comme Sofinnova, EDF va plus loin en créant son propre fonds de capital-risque dédié aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Le fonds d’investissement devrait être à hauteur de 40 millions d’euros. Baptisé CoVentex, il devrait être financé pour moitié par le groupe, le solde se répartissant entre des industriels et des financiers, même si le tour de table n’est pas encore définitivement bouclé. EDF n’en est pas à son coup d’essai puisque la société dispose déjà aux Etats-Unis, avec Easenergy, d’une structure d’accompagnement des projets technologiques qui travaille notamment sur l’apport d’Internet et des NTIC dans les marchés de l’énergie.

Le nouveau fonds aura donc pour mission “d’effectuer de la veille technologique en amont pour le groupe”, explique Jean-Pierre Larramendy, le président du directoire d’EDF Capital Investissement. CoVentex devrait s’intéresser à des produits à destination des entreprises comme des logiciels de base pour les services de type relation client, logistique, l’optimisation des flux ou le travail collaboratif. Une vingtaine de sociétés pourraient ainsi être financées dans les trois ans à venir.

Un fonds pour les jeunes entreprises

Le deuxième fonds a été lancé quant à lui conjointement par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) ainsi que par la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Le “Fonds de co-investissement pour les Jeunes Entreprises” a pour vocation de soutenir le financement des entreprises technologiques. Il sera doté de 90 millions d’euros. L’objectif du fonds est de prendre des participations minoritaires dans des entreprises technologiques françaises de moins de 7 ans, à la demande et aux côtés de fonds d’investissement établis dans des pays de l’Union européenne. Il interviendra dans les secteurs où les financements privés sont les plus difficiles à mobiliser, notamment dans le secteur des biotechnologies.


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