Réseau mobile : NTT DoCoMo déplore la gourmandise d’Android

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Android consomme trop de données et engendre une saturation des réseaux mobiles. Telle est l’opinion de l’opérateur japonais NTT DoCoMo, qui recommande à Google de prendre les mesures nécessaires.

L’opérateur nippon NTT DoCoMo impute à Android les congestions qui affectent régulièrement son réseau mobile. L’OS consommerait trop de données et trop fréquemment, tout particulièrement dans l’exercice de la VoIP.

A l’origine du contentieux, un problème technique sur lequel Google n’a que partiellement la main, à torts partagés avec les éditeurs de solutions logicielles tierces, comme l’explique Slashdot.

Le désagrément tient à ces signaux de contrôle qu’adressent périodiquement aux serveurs distants certaines applications de messagerie instantanée, de visioconférence et plus globalement de communication.

Exécuté toutes les trois minutes environ, un tel artifice comparable à un système de synchronisation en arrière-plan permet d’entretenir indéfiniment une connexion autrement interrompue lorsque le client amorce une période d’inactivité prolongée.

Sans imposer de frein à ces démarches dont la commodité à l’égard de l’utilisateur final a fait ses preuves, NTT DoCoMo exige toutefois une optimisation du processus.

Mais il convient pour le groupe japonais de garder à l’esprit la relative impuissance de Google face à un tel phénomène qui implique les développeurs tout autant qu’il met en jeu le profil et la bonne volonté de tout mobinaute.

Toute régulation de trafic proscrite à l’échelle des téléphones, les intéressés n’ont guère pour eux que des recours alternatifs.

Google s’attachera à concilier ses intérêts avec ceux de ses partenaires éditeurs. NTT DoCoMo aura soin d’agir sur les paquets de données qui transitent par ses équipements… et de réaliser en parallèle les investissements nécessaires à la maximisation d’une bande passante en berne.

Le compagnon vocal Siri projeté sous les feux de la rampe en qualité de bâfreur de data, l’iPhone 4S avait essuyé des critiques similaires peu avant les fêtes de fin d’année 2011. Le protégé d’Apple n’est désormais plus seul à porter ce fardeau.

Crédit image : © kotoyamagami – Fotolia.com


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