Résultats : la nouvelle séquence de Dalenys entre paiement et télécoms

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L’ex-Rentabiliweb devenu Dalenys parie sur les services BtoB pour les commerçants (en particulier sa plateforme transactionnelle Be2Bill) et les télécoms.

C’est acquis : l’ex-Rentabiliweb se concentre sur ses services FinTech sous la bannière Dalenys. Et cela se ressent jusqu’à la présentation corporate des résultats financiers de l’année 2015 qui s’est déroulée ce matin dans une annexe du Grand Palais de Paris.

On oublie la petite note de fantaisie que Jean-Baptiste Descroix-Vernier savait intégrer dans cet exercice (d’ailleurs, le fondateur qui se contente désormais du titre Président du conseil d’administration de Danelys n’a pas pris la parole ce matin).

Place aux dirigeants opérationnels qui montent en puissance à l’ère Dalenys. En premier lieu, il faut suivre Thibaut Faurès Fustel de Coulanges, bras droit de Jean-Baptiste Descroix-Vernier depuis dix ans au sein de Rentabiliweb.

Le désormais directeur général et Président du comité exécutif de Dalenys a mis l’accent sur le positionnement « Payment Marketing ».

En septembre 2015, c’est un véritable repositionnement stratégique FinTech qui avait été annoncé pour se concentrer sur les services BtoB mis à disposition des commerçants.

Tandis que les activités BtoC (astrologie, dating, réseaux communautaires) ont été cédées aux dirigeants du pôle concerné (27 millions d’euros & 19 millions d’euros de compléments de prix & 3 millions d’intérêts financiers, versement trimestriel étalé sur six ans).

Une année 2015 de transition

Les principaux développements sont fondés sur l’activité Be2Bill en pleine croissance mais aussi les télécoms.

Dans cette année 2015 de transition, on peut interpréter les résultats du groupe Internet sous deux angles. C’est probablement pour cette raison qu’un effort de transparence sur l’état des business units dans le BtoB (monétique, télécoms et marketing) a été consenti.

Car, en regardant aux premiers abords les principaux indicateurs, on observe une baisse globale des performances : chiffre d’affaires en baisse de 2,2% à 70,3 millions d’euros, EBITDA en recul de 69,3% mais qui reste positif (+1,15 million d’euros, malgré un deuxième semestre défaillant : – 1,15 million d’euros), un EBIT qui chute de 119% (on tombe dans le rouge sur l’année à – 0,4 million d’euros), le résultat opérationnel a plongé aussi de 125%.

Seul le résultat net sort la tête haute à 5,2 millions d’euros (+121%).

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Nicolo Horel, Directeur financier de Danelys, présente les performances des pôles BtoB

On comprend pourquoi Nicolo Horel, Directeur financier de Danelys, préfère orienter le regard des investisseurs vers les résultats pro-forma plus consensuels (qui excluent le pôle BtoC cédé en juillet 2015).

De son côté, Thibaut Faurès Fustel de Coulanges met l’accent sur « la nouvelle séquence de développement » de Dalenys et sur le pivot effectué en trois ans, fort de l’expertise technologique acquise via Be2Bill : fourniture de solutions de paiement électronique « maîtrisée de bout en bout » pour accroître les ventes et optimiser la gestion des transactions, traitement et analyse des données transactionnelles et marketing.

Fort d’un statut de « Tech company » (200 collaborateurs, dont 60% d’ingénieurs), la société a su « rentabiliser un actif industriel en 3,5 ans » et crédibiliser son offre en étant le partenaire de référence d’un certain nombre de 645 000 (e-) commerçants en Europe (avec des références comme Burger King, Cultura pour les enseignes physiques et une pléthore d’acteurs de l’e-commerce comme Lastminute.com, Pêcheur.com ou Oscaro.com).

En sachant qu’à travers Be2Bill, c’est un volume de plus d’un milliard d’euros qui a été pris en main sur 2015 (83% des flux traités en France). Mais, potentiellement, Dalenys dispose d’une couverture européenne.

La société se montre confiante sur « les investissements consentis et rentabilisés du pôle Paiement avec un EBITDA à l’équilibre et un résultat net positif de 5,2 millions d’euros ».

Parallèlement, des services marketing (retargeting avec Eperflex et marketing direct avec Cashback Mailorama) continuent d’être exploitées « avec des évolutions contrastées en 2015 ».

Un volume de flux quintuplé d’ici 2018

Dans le plan stratégique 2016-2018 dévoilé ce matin, Dalenys compte parvenir à la gestion de 5 milliards de flux d’ici 2018 en pariant sur de « grands remettants » (clients commerçants grands comptes) ayant adopté Be2Bill.

Autre dossier à suivre: les télécoms. Dalenys souhaite créer avec un mystérieux partenaire (qui sera dévoilé d’ici fin juin) une co-entreprise toujours pour le compte des commerçants. Des négociations exclusives ont été lancées dans ce sens.

Il s’agit de s’appuyer sur une infrastructure technique unique pour mutualiser les flux et les coûts d’exploitation.

La plateforme servira à commercialiser des services complémentaires comme le paiement sur facture opérateur, les services interactifs par SMS et téléphone.

Le profil du partenaire a été esquissé : « 25 ans d’expertise dans les télécoms », « implantation en France et à l’international » et « une taille similaire à celle du pôle télécoms de Dalenys ». Ce qui permettrait de « fonder un nouvel ensemble de 50 millions d’euros », précise Nicolo Horel.

Le pôle télécoms de Dalenys, qui affiche des références clients comme Virgin Radio, Europe 1 ou RueDuCommerce ayant adopté ses solutions de paiement sur facture opérateur pour monétiser l’audience, a traité « 20 millions d’actes » dans le courant de l’année 2015.

(IIlustration article : Thibaut Faurès Fustel de Coulanges)


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