RIM envisage la suppression de 200 postes au Canada

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En proie à des difficultés depuis le début de l’année, RIM a présenté un bilan financier jugé décevant et n’a pas su remonter la pente avec sa tablette Playbook. Il envisagerait désormais de supprimer 200 postes dans son fief de Waterloo, en Ontario.

Un vague de licenciements se prépare chez Research In Motion. Les journaux canadiens, proches du dossier, prétendent que 200 postes sont visés.

Lancée mi-avril, la Playbook, dernière née de chez RIM, s’est vendue à un demi-million d’exemplaires. A titre de comparaison, l’iPad d’Apple a fait mieux, avec 600 000 unités écoulées en 24 heures.

RIM semble embarqué sur une pente savonneuse. Au vu de ses résultats pour le premier trimestre 2011 (-12% de chiffre d’affaires par rapport au trimestre précédent), on peut craindre que la société ne poursuive la glissade financière amorcée en janvier.

A défaut d’avoir pu rassurer lors de la présentation de son bilan fiscal, Research In Motion, qui accuse du retard au lancement de ses derniers produits, a évoqué une “rationalisation des coûts”.

Faut-il interpréter cette déclaration comme un aveu de faiblesse ? Car la démarche semble induire des suppressions de postes avant même la fin du trimestre en cours.

Le groupe compte 17 500 employés à l’échelle mondiale. Ils sont des milliers à officier au cœur d’un espace dédié au BlackBerry, sur le site de Waterloo. Au moins 200 d’entre eux pourraient se voir licenciés à partir de la fin du mois de juin.

Nous comptons redonner de l’élan à la société et mieux [nous] positionner face à la concurrence“, avait déclaré, la semaine dernière, Jim Balsillie, Co-PDG de RIM.

Contacté par les médias locaux, RIM n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Aucune précision n’a été apportée quant au nombre d’emplois éventuellement touchés par ces allègements des coûts salariaux.

Reste à deviner quel sera le prochain épisode du feuilleton.


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