Roaming : Orange et SFR refusent la régularisation des prix de gros

Mobilité

Les deux principaux opérateurs mobiles français menacent d’augmenter les
autres tarifs pour compenser le manque à gagner.

Le projet européen de régulation des prix de gros de téléphonie mobile dans le cadre des appels itinérants en Europe ne plait guère aux deux principaux opérateurs de téléphonie mobile français, SFR et Orange, selon Les Echos (du 14 août 2006). En juillet, Viviane Reding, commissaire chargée de la Société de l’information et des médias, avait émis une proposition de règlement européen visant à abaisser jusqu’à 70 % les coûts des appels émis depuis l’étranger (voir édition du 13 juillet 2006).

Dans leur réponse faite à la consultation européenne, SFR et Orange estiment que les tarifs de l’itinérance s’auto régulent par l’effet de la concurrence, rapporte le quotidien économique, et qu’il ne sert à rien d’y toucher. Les deux opérateurs rappellent d’ailleurs avoir considérablement baissé leurs tarifs sur ce marché et annonce qu’ils poursuivront leurs baisses dans les prochains mois.

Au cas où la mesure de régulation des tarifs serait appliquée, les des opérateurs menacent de manière à peine voilée d’augmenter les prix des autres services, notamment nationaux et dans le cadre d’accords avec les autres opérateurs européens. Cette augmentation tarifaire viserait à récupérer le manque à gagner que génèrerait la mesure de la Commission européenne.

Les étrangers qui utilisent leurs téléphone mobile sur le territoire national génèrent un chiffre d’affaires de plus de 850 millions d’euros. En tant que première destination touristique mondiale, la France aurait tout à perdre dans une régulation européenne. De son côté, Bouygues Télécom s’est déclaré favorable à une régulation des prix de gros mais pas de détails, comme six autres opérateurs officiant en Europe.


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