RSS : Netvibes accélère sa transformation dans l’après-Google Reader

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Le Français Netvibes, rattaché à Dassault Systèmes, met à jour son lecteur de flux RSS et le rapproche de feu Google Reader tout en l’inscrivant dans une expérience multiplateforme.

Le 1er juillet 2013, l’agrégateur de flux Google Reader s’éteignait après huit ans d’existence.

D’un écho retentissant, cette fermeture avait redistribué les cartes du RSS (“Really Simple Syndication”). Les candidats s’étaient bousculés au portillon pour reprendre le flambeau. La start-up Feedly, qui avait consolidé son infrastructure de serveurs, décuplé ses capacités en bande passante et lancé un programme de migration accélérée, s’était distinguée en recrutant près de 500 000 nouveaux utilisateurs en 48 heures.

D’autres groupes Internet ont pris position dans cette course à la succession. Digg ciblait les utilisateurs intensifs avec un moteur de recherche interne, un système de notifications ou encore un mode hors-ligne et une lecture en mode texte pour les connexions bas débit. Flipboard, le magazine social personnalisable, misait sur le mobile pour assurer une expérience “Always On”.

En France, la société Netvibes, rattachée à Dassault Systèmes, semblait s’impliquer moins sensiblement que ses homologues américaines. Il aura fallu attendre ce 16 janvier 2014 pour voir émerger une nouvelle version de son lecteur RSS. Toujours divisée en trois colonnes, l’interface graphique s’adapte aux ordinateurs, aux smartphones et aux tablettes grâce au “responsive web design” : plus besoin d’utiliser une version différente sur chaque type d’appareil. A noter toutefois que les premiers retours font état d’une mauvaise optimisation de l’espace sur les écrans larges (16:9 ou apparenté) et sur les téléphones mobiles…

Les utilisateurs ont également tendance à déplorer l’absence de contraste entre les actualités lues et non lues, la disparition d’une des trois couleurs dans la colonne de gauche ou encore le rognage inadéquat des vignettes dans le mode de consultation des articles en “mosaïque magique”.

Pas de mauvaises remarques, en revanche, concernant l’agrégation de podcasts, l’import/export OPML, l’intégration des vidéos, les favoris, l’historique… et ce mode “Slow” conçu pour mettre en avant les sites qui ne publient que peu de contenu (Feedly offre une fonctionnalité similaire).

Ce service gratuit peut s’assortir d’une assistance prioritaire dans le cadre de l’offre Premium, à 29,90 euros TTC par an. Pour 499 euros par mois, Netvibes ajoute de l’analytique sociale et de la curation de contenu : recherche interne, suivi de sujets automatique, synchronisation des flux plus rapides, etc.

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Crédit photo : ktsdesign – Shutterstock.com


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