Sage France veut aider les PME à adopter un réflexe ERP

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L’éditeur de solutions de gestion d’entreprise affine son approche pilotage
d’activités. Il lance une nouvelle version de son offre Sage 100 Edition
Pilotée.

Sage France est en plein renouvellement de sa gamme d’offres et surtout de son approche marché. Fin mai, l’éditeur de solutions de gestion d’entreprise a présenté la manière dont il comptait séduire les moyennes et grandes entreprises à travers sa plate-forme X3.

Mais que se passe-t-il du côté du segment PME ? Définissons d’abord plus précisément la cible : dans la vision de Sage, il s’agit des entreprises disposant d’un effectif compris entre 50 et 200 personnes. “C’est un marché mâture en phase de renouvellement pour une meilleure cohérence des systèmes d’information”, explique Hémeric de Saint-Chamas, directeur de la division PME de
Sage France, que Vnunet.fr a rencontré le 6 juin dernier.

Certes, Sage a identifié un renouvellement de produits vers des solutions tendant plus vers la gestion intégrée (ERP). Mais, malgré sa position confortable de Sage France sur ce segment de marché, il reste encore des efforts de prospection à fournir pour toucher un certain nombre de PME qui n’associent pas encore la marque de l’éditeur à la gestion d’entreprise.

La division PME de Sage affiche 30% de part de marché tant en volume qu’en valeur, selon l’éditeur. Ce qui représente un portefeuille global d’environ 110 000 clients. L’année dernière, elle a réalisé un quart du chiffre d’affaires de la branche française de Sage (soit environ 75 millions d’euros).

Pilotage accentué

La gamme de l’éditeur pour cette catégorie d’entreprises s’appelle Sage 100 décliné en trois formules (modulaire, Edition Pilotée, ERP). En mai, l’éditeur a présenté une nouvelle version de Sage 100 Edition Pilotée (V 4.5), qui représente plus de la moitié des ventes réalisées au sein de la division PME.

Selon Hémeric de Saint-Chamas, la nouvelle formule, destinée aux directions générales des entreprises mais aussi à des services spécifiques (comptabilité, gestion des achats, forces commerciales?), s’ancre davantage dans le pilotage des activités. Toujours dans une approche pré-packagée, Sage 100 Edition Pilotée propose désormais 300 tableaux de bord pré-formatés.

L’aspect pilotage est pris en main par Business Objects, le spécialiste français dans le domaine du décisionnel (et déjà partenaire de Sage pour la plate-forme X3 pour les moyennes et grandes entreprises). Une solution collaborative (Sage 100 Workflow) est proposée en option, ce qui peut se révéler intéressant pour les processus de notes de frais mais aussi la création d’une fiche client qui passent entre diverses mains au sein des entreprises.

Tarif annoncé : 16 000 euros hors taxes + 600 euros par poste (hors coût du support). Comptez un délai d’installation entre 15 et 25 jours pour dix postes à configurer au sein d’une PME. Sage compte de son réseau de partenaires revendeurs-distributeurs (un millier de partenaires “actifs” dont 300 certifiés) pour mettre en avant cette nouvelle solution.

Bon ancrage dans les entreprises

Sage France parie sur un taux de renouvellement de solutions de gestion d’entreprise (en vue d’une modernisation du système d’information) située entre 7 et 10% par an. L’éditeur pense conquérir entre 500 et 800 nouveaux clients par an avec sa gamme d’offres renouvelée.

Sage se montre confiant. “En 18 mois, nous avons équipé 5000 entreprises avec des outils de pilotage. Je ne connais pas d’acteurs disposant d’une telle pénétration”, déclare Hémeric de Saint-Chamas. Même si les initiatives de concurrents d’envergure mondiale comme Microsoft ou SAP sont regardées à la loupe.

Quid du modèle “Software as a Service” ?
Sage poursuit la commercialisation de ses offres sous forme de coûts fixes d’installation et de prises en compte du nombre de postes à installer sur les sites des entreprises. Ce qui ne l’empêche de rester “très en veille” sur le modèle Software as a Service (SaaS), qui pourrait impliquer un changement de modèle économique fondé sur des offres hébergées. “Le marché n’est pas prêt. Il existe une forte résistance à ce mode d’utilisation qui passe par des solutions externalisées”, assure Hémeric de Saint-Chamas. Selon le responsable PME de l’éditeur, ce type de déploiement est fortement lié à la question de la mobilité au sein d’une entreprise et à l’expansion internationale de ses activités.

A consulter également : l’interview vidéo de Christophe Lettelier, Directeur général de la division Moyennes et Grandes Entreprises chez Sage France (Vnunet TV, 25/06/07).


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