Salesforce : un poids économique qui grandit avec le cloud

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Salesforce a commandé à IDC une étude qui met en lumière son poids dans l’économie mondiale. Au-delà de l’éditeur, il y a l’écosystème.

Quel poids pour Salesforce dans l’économie mondiale ?

L’éditeur américain a commandé à IDC une étude sur le sujet.

Les conclusions sont pour l’essentiel centrées sur son activité. On trouve toutefois quelques statistiques plus globales.

Ainsi IDC estime-t-il que sur la période 2015-2020, les investissements dans le cloud public progresseront six fois plus vite que les dépenses IT mondiales avec, en l’occurrence, une croissance moyenne de 19 % par an, passant de 67 à 162 milliards de dollars.

À l’horizon 2020, le SaaS – principal domaine d’activité de Salesforce, qui donne néanmoins également dans le PaaS avec l’App Cloud – représenterait encore 62 % des ventes, contre 73 % en 2015.

À cette même échéance, l’écosystème Salesforce générerait quatre fois plus de revenus que l’éditeur lui-même, les clients ayant tendance à compléter leurs abonnements avec des services annexes (stockage, sécurité…), du conseil (IT, business), voire du hardware.

Périmètre inconstant

Le périmètre de cet écosystème reste difficile à déterminer, certains partenaires de Salesforce sollicitant des fournisseurs externes pour mener à bien des projets.

En première ligne, les éditeurs tiers qui publient des logiciels sur l’AppExchange. Leurs revenus augmenteraient en moyenne de 55 %, selon Salesforce, qui précise par ailleurs que 65 % de ses clients ont déjà téléchargé au moins une application sur la place de marché.

Qu’en est-il en termes d’emplois ? Selon IDC, la « Salesforce economy » a déjà créé un peu plus d’un million de métiers associés au cloud. Elle contribuerait à en créer 1,871 million de plus entre fin 2015 et fin 2020 chez les clients de l’éditeur. S’y ajouteraient près de 3 millions d’emplois indirects, dans les réseaux de distribution servant lesdits clients.

Sur le marché français*, il est question de 26 177 emplois directs et 74 943 indirects. Soit le deuxième pays d’Europe après le Royaume-Uni (respectivement 86 210 et 149 284 emplois).

Effet Brexit

IDC précise avoir compilé ses données avant l’annonce du Brexit. Le cabinet américain reste prudent quant aux conséquences de cette sortie de l’UE, mais considère qu’elle s’accompagnera d’une baisse des dépenses logicielles : le taux de croissance moyen du marché entre 2015 et 2020 en Europe de l’Ouest est révisé de 5,1 % à 4,7 %.

Quels avantages pour les organisations à choisir le cloud ? Là aussi, l’évaluation est basée pour partie sur les clients de Salesforce, mais elle donne une tendance générale : le principal bénéfice reste l’augmentation des ventes (60 % des sondés), devant la baisse des coûts (26 %) et une productivité accrue (14 %).

* Sur la période 2015-2020, l’écosystème Salesforce contribuerait à hauteur de 6,48 milliards de dollars au PIB français ; à comparer à 20,443 milliards au Japon… et à 269,318 milliards aux États-Unis.


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