Salesforce profitable sur son année fiscale 2017 grâce à un crédit d’impôt

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Un crédit d’impôt sur moins-value associé à l’acquisition de Demandware permet à Salesforce d’afficher des indicateurs au vert pour son exercice 2017.

Soirée difficile, ce mardi sur le NYSE, pour Salesforce, dont l’action a perdu plus de 3 % dans les échanges d’après-Bourse, passant sous la barre des 79 dollars.

L’éditeur américain de logiciels de gestion venait de communiquer les résultats financiers – document PDF, 20 pages – de son année fiscale 2017, achevée le 31 janvier dernier.

Dans l’absolu, l’activité est profitable, le résultat net s’élevant à 180 millions de dollars* (26 cents par action), alors que l’exercice 2016 s’était conclu sur une perte de 47 millions de dollars.

Sauf que ce différentiel s’explique essentiellement par un crédit d’impôt, d’un montant de 210,3 millions de dollars et conséquence de la déduction d’une partie de la provision pour moins-value associée à l’acquisition de Demandware.

Salesforce a déboursé 2,8 milliards de dollars pour mettre la main sur ce fournisseur américain de solutions e-commerce, passé officiellement dans son giron en juin 2016.

Effective au niveau de la masse salariale (1 050 personnes intégrées à l’effectif, qui compte 25 178 collaborateurs au 31 janvier 2017, contre 19 742 un an plus tôt), l’intégration l’est aussi dans les comptes.

Vers une année à 10 milliards

Demandware a été placé dans le segment « Marketing Cloud », dont les ventes progressent de 43 % sur un an, à 933,3 millions de dollars.

L’offre de gestion commerciale « Sales Cloud » reste le principal poste de revenus, à 3,061 milliards de dollars (+ 13 %), devant « Service Cloud » (solution de service client ; + 28 % à 2,321 milliards) et la « Salesforce Platform » (+ 40 %, à 1,442 milliard, pour cette plate-forme de développement d’applications).

Le C.A. global atteint 8,392 milliards de dollars, en hausse annuelle de 26 %… et au-dessus de la fourchette anticipée au sortir du 3e trimestre de l’exercice 2017. La zone Amériques reste la locomotive, avec des ventes stables d’une année sur l’autre : 74 % du C.A., contre 16 % provenant d’Europe (- 1 point) et 10 % d’Asie-Pacifique (+ 1 point).

Le coût des ventes progresse plus vite que le chiffre d’affaires (+ 35 %, à 2,234 milliards de dollars), si bien que la marge brute recule, à 73,4 % (- 1,8 point).

La part des dépenses R&D rapportées aux revenus est stable (14 %). Même chose pour les frais généraux et administratifs (11 %). Celle des investissements en commercial-marketing diminue (47 % du C.A., soit – 2 points).

Autre indicateur en hausse, le chiffre d’affaires différé ; c’est-à-dire les revenus perçus, mais non encore comptabilisés : + 29 %, à 5,54 milliards de dollars. Croissance similaire (+ 27 %, à 9 milliards) pour le C.A. différé non encore facturé, mais associé à des souscriptions avec engagement.

Au sortir d’une année marquée par une grande offensive dans l’intelligence artificielle avec l’acquisition de plusieurs sociétés spécialistes du domaine (dont PredictionIO et sa plate-forme open source associée à des API), Salesforce compte franchir les 10 milliards de dollars de revenus sur son exercice 2018.

* En normes comptables GAAP, incluant des éléments comme l’amortissement, les rémunérations à base d’actions ou les gains et pertes sur la vente de propriétés immobilières.

Crédit photo : Salesforce


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