Salon ERP 2008 : l’impact des progiciels de gestion en mode Saas

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Installation d’un ERP en local ou externalisation en mode Saas ? Une table ronde a débroussaillé le terrain.

Selon une étude publiée ce mois-ci par le cabinet Idate, le marché des applications en mode ASP ou Saas (Software as a service) devrait observer une croissance de 30% par an pour atteindre 3,3 milliards d’euros en Europe à l’horizon 2011. Une tendance des applications professionnelles hébergées qui n’a pas échappé aux organisateurs du Salon ERP 2008.

Lors d’une table ronde, de grands acteurs du secteur se sont penchés sur les problématiques liées à l’installation d’un ERP ou d’un CRM en mode Saas avec un loyer mensuel variant selon la quantité de modules à installer et le nombre de collaborateurs. Dans l’assistance, les chefs d’entreprises présents ont fait le plein de conseils.

“D’abord, il faut évaluer les besoins. La mise en place d’un ERP, c’est un vrai projet d’entreprise”, affirme Eric Angelier Président d’Apsylys, spécialisé dans l’édition de progiciel pour les sociétés de services. Le choix du mode d’installation (Saas ou local) se fait ensuite en fonction des priorités et des objectifs définis. Très souvent, un même progiciel présentera des fonctionnalités identiques dans les deux versions.

“Le mode Saas ne s’impose pas à toutes les entreprises. Il est en général plus adapté à celles qui attendent ou présentent déjà une croissante forte”, ajoute Sylvain Moussé, DSI du groupe Cegid, l’éditeur de solutions de gestion. Les PME peuvent ainsi s’affranchir de la complexité technique. Elles ne gèrent pas les mises à jour du produit et le support est externalisé chez l’éditeur de l’application.

Pour les PME qui ont les ambitions d’une grande entreprise

Entreprise à forte croissance ? Cela correspond tout à fait au profil de Arumtec, client de SAP. “Nous avons choisi la souplesse, l’évolutivité, la flexibilité du mode Saas”, témoigne le PDG Joël Fizycki. “Nous avons les besoins d’une entreprise plus importante que ce que nous sommes en réalité. Nous nous sommes donc débarrassé de la gestion du système pour nous concentrer sur son utilisation”, ajoute-t-il. “Un autre critère à la prise de décision a été la proximité, le soutien, l’implication de l’éditeur pour bénéficier d’un véritable accompagnement dans la mise en oeuvre de l’ERP”.

Qu’il s’agisse de SAP, de Cegid, de la branche Dynamics de Microsoft ou de Proginov, chacun des éditeurs présents à la table ronde s’est engagé à fournir un support d’utilisation et d’exploitation même si tous n’ont pas la même approche dans leur fonctionnement. Proginov considère que tout est lié : l’ERP, son hébergement, les bases de données. “Cela nous permet de rester hyper réactif et de bien faire fonctionner chaque élément l’un avec l’autre”, précise Philippe Plantive, directeur général de l’éditeur.

Microsoft Dynamics dissocie, quant à lui, la fourniture du logiciel de l’hébergement et fait appel à un prestataire intégrateur, interlocuteur unique  pour suivre la mise en place de l’ERP chez le client. “Nous considérons, que chacun doit se concentrer sur son métier. Nous éditons des logiciels et d’autres offriront un service de meilleure qualité dans un autre domaine”, rappelle Isabelle Saint-Martin, chef de produit ERP chez Microsoft Dynamics.

Le partenaire de l’éditeur pour l’hébergement s’appelle Global Services Provider. Son directeur marketing, Jean-Christophe Taunay-Bucalo en a profité pour rassurer l’assistance sur les conditions de stockage des données. “Nous prévoyons toujours la réinternalisation des données dans une procédure de reversibilité. On ne sait jamais, une entreprise peut revenir au mode traditionnel d’hébergement en local, se faire racheter, etc.” Rassurer les clients sur les engagements en mode Saas, c’est effectivement un passage obligé.

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