Samsung Galaxy S7 : des variantes techniques pour des performances variables ?

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MWC 2016 : Avec son binôme Galaxy 7, Samsung propose une surenchère techno avec un potentiel clivage au niveau du SoC en fonction des zones géographiques.

Après la présentation de la gamme Galaxy S7 par Samsung, quelles sont les spécifications techniques qui se dégagent ?

Avec le Mobile World Congress 2016, la branche mobile de la firme sud-coréenne met l’accent sur sa nouvelle gamme de smartphones dont la distribution démarrera mi-mars. 

Samsung adopte une stratégie similaire comparée à la génération Galaxy S6 : deux variantes avec les Galaxy S7 « classique » et Galaxy S7 edge (bords incurvés) dotées d’une finition premium.

Mais, cette année, Samsung a choisi de les proposer suivant deux tailles d’écran différentes : 5.1 pouces pour le Galaxy S7 (comme pour les S6 et S6 Edge), mais 5,5 pouces pour le Galaxy S7 edge.

Outre l’adoption de la norme IP68 et le retour de l’emplacement microSD, les changements sont à mettre au registre des APN et des SoC, deux points névralgiques sur un mobile haut de gamme.

APN : le Dual Pixel pour mieux capter la lumière

Côté APN dorsal, Samsung parle de technologie « Dual Pixel », une façon de dire que vous en aurez deux fois plus alors que le nombre de mégapixels du capteur « chute » à 12 mégapixels (contre 16 mégapixels pour le Galaxy S6).

Un nom marketing qui couvre une technologie assez similaire à l’UltraPixel initié sur la gamme One de HTC. On augmente la taille des photosites pour améliorer la propension globale du capteur à cerner la lumière, au prix d’un nombre de pixels moindre (4 mégapixels seulement pour le capteur du HTC One).

Il devrait en résulter des clichés plus nets (moins de bruit numérique) dans des conditions de faible luminosité, généralement les conditions où le bât blesse avec les APN des smartphones.

Cela devrait être renforcé par l’ouverture plus grande qui passe de f/1.7 (contre f/1.9 pour les Galaxy S6), soit la même ouverture que pour l’APN (avec capteur de 5 mégapixels) disposé en façade.

SoC : une double source

Mais, les capacités du smartphone sont également portées aux nues grâce au SoC (System on Chip), cette véritable épine dorsale du terminal.

Dans ce domaine, Samsung opte pour une double source, probablement pour des raisons de capacité de production de son SoC « maison » Exynos.

L’Europe et l’Asie hériteront de moutures avec la toute dernière génération de SoC Exynos (Exynos Octa 8890) alors que le SoC Snapdragon 820 équipera les déclinaisons destinées à l’Amérique du Nord (même puce que sur le LG G5).

Ces variantes auront-elles un impact sur les performances ? En d’autres termes, Samsung crée-t-il un clivage suivant les zones géographiques où ses flagships seront distribués ?

Pour le Snapdragon 820, Qualcomm a mis les petits plats dans les grands avec une puce intégrant ses premiers coeurs « maison » (à l’instar des Krait pour les CPU 32 bits) 64 bits baptisés « Kryo ».

Le processeur dispose deux jeux de coeurs : un groupe cadencé jusqu’à 1,6 GHz (pour les tâches légères) et un autre groupe cadencé jusqu’à 2,15 GHz (pour la performance).

Du côté de Samsung, on reste sur une solution à 8 coeurs (deux groupes de 4 coeurs agencés suivant la technologie big.LITTLE d’ARM). Pour la faible consommation, il y a un jeu de 4 coeurs ARM Cortex-A53 cadencés jusqu’à 1,6 GHz.

Les performances sont assurées par 4 coeurs « maison » Exynos M1 (dont la surface de silicium d’un seul coeur est quasiment celle des 4 coeurs Cortex-A53). Ils sont cadencés jusqu’à 2,6 GHz (lorsque deux d’entre eux sont utilisés) et jusqu’à 2,3 GHz lorsque 3 ou 4 des coeurs sont exploités simultanément.

Le volet graphique met face à face les solutions graphiques ARM Mali T-880 MP12 (12 coeurs) pour l’Exynos 8890 et le GPU « maison » Adreno 530 pour le Snapdragon 820.

A noter, que Samsung a décidé d’augmenter de 50% le nombre de coeurs (qui passe de 8, pour le GPU Mali-T760 MP8 de l’Exynos 7420 Octa, à 12 ici) et de baisser leur fréquence maximum (650 MHz contre 770 MHz précédemment).

Au final, selon Anandtech, les benchmarks ne donnent pas d’ascendant véritable à l’une ou l’autre puce sur les Galaxy S7.

Match nul donc ? Pas tout-à-fait, puisque la différence pourrait se faire à l’usage en termes de consommation électrique. Sachant tout de même que les puces sont toutes deux gravées en technologie CMOS avancée 14 nm LPP (Low Power Plus) de Samsung dans les deux déclinaisons de terminaux.

Une telle finesse devrait assurer, quoi qu’il en soit, une moindre consommation électrique par rapport aux générations Galaxy précédentes.

La différence pourrait aussi se jouer au niveau de la connectivité cellulaire (en termes de sensibilité notamment et de consommation électrique également), même si sur le papier rien ne l’indique.

En effet, le Snapdragon 820 opte pour une connectivité 4G LTE de toute dernière génération grâce au modem intégré X12 LTE. L’Exynos 8890 appartient à la famille des ModAP (Modem Application Processor), ce qui signifie qu’il intègre également le modem dans le SoC.

Les modems X12 LTE (Snapdragon 820) et le dernier né des Shannon (pour le 8890) offrent théoriquement de la 4G LTE de catégorie 12 (avec agrégation de 3 porteuses) pour un débit ascendant pouvant atteindre 600 Mbit/s et de catégorie 13 (avec également agrégation de porteuses) pour le débit descendant qui plafonne à 150 Mbit/s.

Dans la pratique, Samsung a toutefois décidé de limiter les performances des modems à de la 4G LTE de catégorie 9 (450 Mbit/s en émission  et 50 Mbit/s en réception).

(Crédit photo : @Samsung)


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