Santé publique : les maires inquiets de l’installation des antennes de Free Mobile

4GMobilité

L’association des maires des grandes villes de France avoue l’impuissance de ses membres à encadrer l’installation de nouvelles antennes-relais, et demande à l’État de prendre ses responsabilités.

Dans un communiqué daté du 12 mars, l’AMGVF (Association des maires des grandes villes de France) demande à l’État de prendre son rôle d’arbitre impartial à cœur et de rassurer les populations inquiètes de l’installation de nouvelles antennes-relais.

Ces appareils devraient en effet se généraliser encore plus à cause du développement des services mobiles (notamment l’arrivée de la 4G/LTE) et l’installation du quatrième opérateur mobile.

Pour les maires des grandes villes de France, l’arrivée de Free Mobile “constitue une bonne nouvelle pour l’économie nationale et pour les Français attachés à une offre mobile compétitive“.

Mais elle n’en reste pas moins une problématique face à la perception des citoyens et aux questions, non tranchées à ce jour, sur l’innocuité des ondes générées par la téléphonie mobile.

Le nouvel opérateur mobile a en effet profité de la présentation de ses résultats, le 8 mars dernier, pour annoncer que son parc mobile comptera 2500 antennes en fin d’année (et 6000 à l’horizon 2018) rappelle Silicon.fr.

Soit 1500 de plus qu’actuellement.

L’inquiétude (certains diraient psychose) autour des téléphones portables et des antennes-relais avait été relancée quand l’OMS a reclassifié en 2011 les ondes radioélectriques comme étant “peut-être cancérogènes pour l’homme”.

Il les avait intégré au groupe 2B (qui vient après le groupe 1 “cancérogène prouvé” et le groupe 2A “cancérogène probable”) de la liste du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

C’est-à-dire que les études sur les animaux ne montrent pas d’effets néfastes, mais que les études sur l’homme ne sont pas concluantes.

Les émetteurs d’ondes radio (en particulier les mobiles, mais aussi la radio FM, le GPS, le Wi-Fi…) se retrouvent du coup au même niveau de dangerosité potentielle que le café, les gaz d’échappement ou le fait de travailler comme menuisier, dans la fabrication de textile ou dans le nettoyage à sec.

Mais la consommation d’alcool, le tabagisme (même passif) ou travailler comme peintre, ébéniste ou coiffeur exposent à plus de risques prouvés de cancer, selon la classification du CIRC.

(la suite page 2 : ce que l’État peut faire pour rassurer la population)


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur